<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom">
<title>4.[FSNV] Thèses de Doctorat Classique &amp; LMD -- أطروحات الدكتوراه</title>
<link href="http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/123456789/54" rel="alternate"/>
<subtitle/>
<id>http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/123456789/54</id>
<updated>2026-04-05T14:29:38Z</updated>
<dc:date>2026-04-05T14:29:38Z</dc:date>
<entry>
<title>Epidémiologie de la leishmaniose canine dans la région de Guelma, Nord-est de l’Algérie</title>
<link href="http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/112/8139" rel="alternate"/>
<author>
<name>FERDES, Ilham</name>
</author>
<id>http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/112/8139</id>
<updated>2026-01-06T08:36:35Z</updated>
<published>2025-01-01T00:00:00Z</published>
<summary type="text">Epidémiologie de la leishmaniose canine dans la région de Guelma, Nord-est de l’Algérie
FERDES, Ilham
La leishmaniose canine est une maladie vectorielle négligée, représente un majeur&#13;
problème de santé publique et animale dans le Bassin Méditerranéen y compris l’Algérie.&#13;
Nous avons réalisé une étude épidémiologique exhaustive sur la LCan dans la région de&#13;
Guelma. Toute d’abord, un inventaire faunistique des phlébotomes a été mené entre le mois&#13;
de Juillet et Septembre 2022, suivi d'une enquête transversale prospective de la LCan de&#13;
Septembre 2023 à Février 2024, et une étude rétrospective des cas de de leishmaniose&#13;
humaine signalés dans la région entre 2012 et 2024. Enfin, une revue systématique et méta-&#13;
analyse a été effectuée sur la prévalence et les facteurs de risque de la LCan dans le Bassin&#13;
Méditerranéen (2000-2024).&#13;
L’enquête entomologique a permis de capturer et d’identifier 1478 phlébotomes (n= 318&#13;
femelles, n= 1160 mâles), ces spécimens appartenaient à sept espèces (Phlebotomus&#13;
perniciosus, Ph. papatasi, Ph. perfiliewi, Ph. sergenti, Ph. longicuspis et Ph. ariasi, et&#13;
Sergentomyia minuta) dont Ph. perniciosus était l’espèce la plus abondante, cinq espèces&#13;
sont connues d’être responsables de transmission de la leishmaniose. Leishmania spp. a été&#13;
détecté chez Ph. perniciosus, Ph. papatasi, Ph. perfiliewi, Ph. sergenti (n=10 ; 3,7%).&#13;
L’étude prospective de la LCan à Guelma a révélée une séroprévalence globale de 58,2% et&#13;
une prévalence moléculaire de 1,6%, les facteurs de risque associés à la LCan dans la&#13;
région d’étude étaient l'âge du chien (&gt; 1an) (OR = 8,35, IC à 95 % : 3,43-23,93), à la&#13;
saison d'automne (OR = 2,95; IC à 95 % : 1,33-8,62), et l’absence d’utilisation des&#13;
insecticides (OR = 6,69; IC à 95 % : 2,61-22,02). Concernant la leishmaniose humaine,&#13;
l’étude rétrospective de la dernière décennie a rapportée 78 cas autochtones entre la&#13;
leishmaniose cutanée et viscérale, à signaler que la quasi-totalité des cas de la leishmaniose&#13;
viscérale sont infantile. Enfin, la revue systématique et méta-analyse de la LCan dans le&#13;
Bassin Méditerranéen a révélé les résultats suivant à savoir une séroprévalence groupée de&#13;
16,12% (95% IC: 13,27-19,18), le continent africain était le plus affecté 21,73% (95% IC:&#13;
15,49-28,69, 1847/8421); les facteurs de risque déterminées étaient l’âge (chiens &gt;1an :&#13;
18,72%, IC à 95% : 12,73-25,54%), la taille d’échantillon dans les enquêtes (Taille &lt;100 :&#13;
26,82 %, IC à 95%: 16,56-37,11), état clinique (chiens symptomatique : 30,39%, IC à 95%&#13;
: 18,53-43,65%), et l’activité des chiens (Les chiens de ferme : 23,89%, 95% lC: 12,50-&#13;
37,36%). La présente étude a mis en évidence que la situation de la LCan est alarmante&#13;
dans la région de Guelma, et demeure très grave même à l’échelle international. Un&#13;
programme de surveillance national, et une coordination entre les pays du Bassin Méditerranéen face à ce défi seront utile pour éradiquer la maladie et minimiser le risque&#13;
de transmission à l’homme.
La LCan est une maladie parasitaire très sévère et souvent fatale. Elle est transmise par&#13;
la piqûre des phlébotomes d’un chien à un autre ou à l’homme, en causant la leishmaniose&#13;
humaine qui se manifeste sous forme viscérale ou cutanée. Cette zoonose est endémique&#13;
dans plusieurs pays dans le monde y compris l’Algérie où elle représente un majeur&#13;
problème de santé publique et vétérinaire.&#13;
Dans ce présent travail, les données entomologiques et épidémiologiques obtenues ont&#13;
mis en évidence la présence des principaux vecteurs de la leishmaniose, leur infection par&#13;
Leishmania spp. ainsi que l’apparition de la LCan causée par L. infantum dans la région de&#13;
Guelma dont le taux de la séroprévalence des chiens infectés constaté a été très élevé.&#13;
En plus, l’âge, la saison et l’absence d’application des insecticides ont été identifiés&#13;
comme facteurs de risque potentiels associés à la maladie. Par ailleurs, des cas sporadiques&#13;
de LC et LV ont été signalés chez l’homme dans la région au cours de ces dernières années.&#13;
Bien que ces cas soient sporadiques, la majorité sont des cas autochtones de la région.&#13;
Cette situation silencieuse mais insidieuse méritait plus d’intérêt.&#13;
En outre, ces résultats fournissent des données intéressantes sur le statut&#13;
épidémiologique actuel de la LCan en Algérie et plus précisement dans la région de&#13;
Guelma où il n’était pas connu préalablement. Par conséquent, la situation est changée et la&#13;
circulation de la maladie a été confirmée, répercutant négativement sur la santé humaine.&#13;
Nos résultats ont contribué significativement à mettre en lumière la situation&#13;
épidémiologique alarmante de la LCan dans la Wilaya de Guelma.&#13;
A cet égard, des stratégies One-Health de prévention efficace doivent mise en place&#13;
par les autorités sanitaires pour contrôler la maladie. En impliquant un programme de lutte&#13;
anti-vectorielle efficace et d’une manière régulière durant la période d’activité des&#13;
phlébotomes. Nous recommandons ainsi d’organiser des formations médicales aux&#13;
vétérinaires locaux pour bien reconnaître le profile clinique de la maladie afin d’établir un&#13;
diagnostic précis des chiens en tenant compte la possibilité d’une infection&#13;
asymptomatique. En outre, des compagnes de sensibilisation seront essentielles pour les&#13;
propriétaires de chiens sur la nécessité de protéger soigneusement leurs chiens en utilisant&#13;
des colliers contre la piqûre des phlébotomes pour réduire le risque de transmission. Il est&#13;
important d’établir un système de surveillance épidémiologique au niveau national qui&#13;
nécessite une coordination intersectorielle entre plusieurs ministères (santé, agriculture).
</summary>
<dc:date>2025-01-01T00:00:00Z</dc:date>
</entry>
<entry>
<title>étude écologique des arganeraies de tindouf</title>
<link href="http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/112/6923" rel="alternate"/>
<author>
<name>ACI, LOUIZA</name>
</author>
<id>http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/112/6923</id>
<updated>2025-05-06T09:28:43Z</updated>
<published>2020-02-16T00:00:00Z</published>
<summary type="text">étude écologique des arganeraies de tindouf
ACI, LOUIZA
Dans les régions désertiques, le développement du système racinaire et son orientation sont étroitement liés à la composition physico-chimique du sol, mais également à la géomorphologie de son substrat. L’absorption d’eau représente un challenge vital pour l’espèce végétale. L’arganier est un exemple fort d’adaptation aux conditions d’aridité. La présente étude concerne la région de Tindouf (Algérie), là où l’arganier subsiste dans son aire la plus méridionale et la plus orientale. C’est dans le but de comprendre le comportement racinaire de cette espèce que les racines de douze individus, choisis au hasard à Touiref Bou Aam, ont été mises à nu. Des mesures ont été faites sur les racines observées et des échantillons de sol ont été prélevés pour des évaluations physico-chimiques. Des échantillons de feuilles ont été prélevés, mais aussi des échantillons de racines fines. Ces derniers ont été classés selon leur diamètres (&lt;1cm et &gt;1cm). Cela a été fait afin de mettre en évidence les symbioses qui subsistent au sein de l’arganier. Les résultats obtenus ont classé les individus étudiés en deux groupes distincts, séparés en fonction des corrélations présentes. Un premier groupe aux nombreuses racines superficielles, peu ramifiées, avec un sol à prédominance de sables fins et de limons fins et une capacité de rétention importante a été observé sur l’ACP réalisée. A contrario, le second groupe renferme des sujets à racines profondes épaisses, très ramifiées et quelques racines superficielles, avec une prédominance de sables gossiers et de limons grossiers. Ce groupe est plus centré sur l’ancrage de l’arbre. &#13;
En ce qui concerne les symbioses racinaires, à l’observation, la présence de structures fongiques a été remarquée au sein des deux diamètres racinaires. Pour le premier (racine &lt; 1cm), la mycorhization à vésicules et à arbuscules est majoritaire, les cellules corticales sont colonisées par des vésicules, quelques arbuscules, des filaments mycéliens de couleur bleue, mais également par quelques filaments mycéliens septés de couleur jaunâtre. Pour le second diamètre (racine &gt;1cm), la symbiose est dominée par des endophytes foncés septés (DSE). Quant aux symbioses foliaires, les observations montrent différentes plages de couleurs traduisant une abondance de mycoendophytes foliaires.&#13;
Une première représentation du comportement racinaire de l’arganier en fonction des variables physicoques et chimiques du sol et mycoendophytiques a été réalisée. Elle permet de mieux comprendre le comportement racinaire de l’arganier face à l’aridité extrême de son milieu.
</summary>
<dc:date>2020-02-16T00:00:00Z</dc:date>
</entry>
<entry>
<title>Etude systématique et bio-écologique des phlébotomes (Dptera:Psychodidae):principaux vecteurs des leishmania dans la région de Djelfa</title>
<link href="http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/123456789/6905" rel="alternate"/>
<author>
<name>Messaoudene, Fatma</name>
</author>
<id>http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/123456789/6905</id>
<updated>2025-02-02T08:47:40Z</updated>
<published>2025-01-06T00:00:00Z</published>
<summary type="text">Etude systématique et bio-écologique des phlébotomes (Dptera:Psychodidae):principaux vecteurs des leishmania dans la région de Djelfa
Messaoudene, Fatma
Le présent travail a pour but de réaliser un inventaire de la faune phlébotomienne spécifique à Djelfa, en particulier dans les communes endémiques à la leishmaniose. Les stations d'étude sont choisies sur un gradient axial du Nord au Sud de Djelfa selon le type de milieu (urbain, périurbain et rural). L'échantillonnage est réalisé en utilisant les pièges CDC d'août 2021 à juillet 2022. Les résultats obtenus confirment pour la première fois la présence de 12 espèces de deux genres Phlebotomus et Sergentomyia, avec une nette dominance des femelles dans la population de phlébotomes capturés (76,69%) en particulier Se. minuta (100%) ; Se. dreyfussi (100%), Ph. papatasi (70,52%), Ph. alexandri (94,52%), Ph. ariasi (98,13%), Se. fallax (88,12%) et Ph. langeroni (74,16%). En ce qui concerne la richesse spécifique, la valeur la plus élevée est observée dans les deux sites ruraux S=9 à Ain El Bel, alors que la richesse la plus faible est notée dans les sites périurbains à Ain Oussera avec 3. Ceci est confirmé par le calcul de l'indice de diversité qui montre que les sites ruraux ont une diversité élevée (S7=1,604 bits ; S8=1,812 bits) par rapport aux sites périurbains (S1=0,543 bits ; S3=0,560 bits). Les valeurs des abondances relatives montrent que  Ph. papatasi domine  dans tous les sites (S1 périurbain= 84,23% ; S5 urbain= 47,86% ; S9 rural= 60,77%).  Elle est suivie par Ph. alexandri (18,81%) dans S5 urbain et par Ph. ariasi (12,06%) dans S2 périurbain. Les espèces Ph. langeroni, Ph. longiscuspis, Ph. sergenti sont trouvées avec des taux faibes. Les Sergentomies, identifiés comme Se. minuta (4,76% à 20, 17%), Se. dreyfussi (0, 37%) et Se. fallax(7.62% à 21, 05%) sont ainsi bien représentés dans les trois biotopes étudiés. Les valeurs de l’occurrence sont de FO % = 50% pour Ph. papatasi dans les dix sites prospectés. Les autres espèces montrent des variations d'occurrence en fonction du biotope allant de 8% pour Se. dreyfussi à 42% pour Se. minuta et Ph. ariasi.  L'étude entomo-génétique a permis de déterminer les hôtes sanguins des repas des deux espèces Ph. papatasi et Ph. longicuspis dans les milieux urbains et ruraux où les espècesidentifiés appartiennent à la classe des Mammalia.  Selon ces analyses d’ADN ; le sang gorgé peut être prélevés des moutons, des chèvres et des êtres humains. L'analyse statistique a montré que, à l'exception de Ph. longiscuspis et de Se. dreyfussi pour lesquels aucune relation significative n'est observée (p &gt; 0,05), les phlébotomes sont fortement et significativement corrélés avec les températures maximales, moyennes et minimales. (p&lt;0,001). En revanche ; aucune relation significative n'est observée avec les précipitations (p&gt;0,05). Le Diagramme Venn a montré que les trois biotopes urbain, périurbain et rural des stations d’étude partagent quatre espèces. Ces espèces sont Ph. papatasi, Ph. alexandri, Ph. minutaet Se. antennata.
</summary>
<dc:date>2025-01-06T00:00:00Z</dc:date>
</entry>
<entry>
<title>Étude de la bio-écologie de la chenille processionnaire du pin Thaumetopoea pityocampa dans différents milieux forestiers à Ain Defla et essai de lutte</title>
<link href="http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/123456789/5352" rel="alternate"/>
<author>
<name>ZAHED, Khalid</name>
</author>
<id>http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/123456789/5352</id>
<updated>2023-10-03T08:51:51Z</updated>
<published>2023-01-01T00:00:00Z</published>
<summary type="text">Étude de la bio-écologie de la chenille processionnaire du pin Thaumetopoea pityocampa dans différents milieux forestiers à Ain Defla et essai de lutte
ZAHED, Khalid
Le présent travail traite plusieurs aspects, nous avons opté en premier lieu pour la&#13;
réalisation d’une étude in vivo de quelques paramètres bioécologiques de la chenille&#13;
processionnaire dans son environnement. Dans l’étude in vitro, nous sommes intéressés, dans&#13;
l’ordre, à la morphométrie des manchons, des chrysalides et des imagos avec identification&#13;
des sexes des adules papillons de la chenille. De même nous avons procédé à l’identification&#13;
des parasites lors des stades chrysalide, imago et ponte. Cette étude a eu lieu dans quatre&#13;
stations différentes, deux forêts naturelles et deux reboisements.&#13;
La biométrie des nids des chenilles et des manchons varie selon le nombre de chenilles&#13;
coexistantes. Les chenilles ainsi que les imagos, positionnent leurs nids et leurs manchons&#13;
dans toutes les directions avec des hauteurs variables selon la biomasse et l'ensoleillement de&#13;
l’habitat. La biométrie des chenilles, des chrysalides et des adules, montre que les chenilles&#13;
femelles sont plus lourdes et plus longues que les mâles. Le parasite le plus identifié aux&#13;
stades chenille et chrysalide est Phryxe caudata, quant à Ooencyrtus pityocampae il parasite&#13;
les manchons.&#13;
Dans le deuxième volet de la thèse, nous avons expérimenté la lutte biologique par&#13;
l’utilisation d’extraits de plantes aromatiques (huiles essentielles). Les essais biologiques par&#13;
contact de T. vulgaris contre les larves de Thaumetopoea pityocampa ont montré une&#13;
corrélation positive in vitro entre les doses utilisées (0,005 à 0,04 ml) et les taux de mortalité&#13;
enregistrés (40,97 à 100%), ainsi qu’in vivo entre les doses appliquées (0,1 à 0,5 ml) et les&#13;
taux de mortalité oscillant entre 53,85 et 100% au stade L3. En outre, cet effet biocide est&#13;
maintenu à un stade larvaire plus avancé (L5) avec des pourcentages de mortalité variant de&#13;
36,11 à 100% à des doses de 0,02 à 0,1 ml in vitro et entre 33,96 et 100% de mortalité avec&#13;
des doses de 0,3 à 1,2 ml in vivo. Cette efficacité est aussi intéressante pour L. angustifolia au&#13;
stade L3 in vitro, avec une moyenne de mortalité qui varie entre 29,86 et 100%, mais avec des&#13;
doses plus élevées de 0,01 et 0,05 ml comparativement à T. vulgaris. In vivo, la mortalité&#13;
enregistrée est de 73,35% à la dose 1 ml. Au stade L5, L. angustifolia perd significativement&#13;
son incidence biocide, notamment in vivo, où le meilleur taux létal enregistré est de 37,08%&#13;
avec une dose de 1,5 ml, et in vitro avec 65,97% de mortalité à une dose de 0,12 ml.&#13;
Histologiquement, les huiles essentielles ont entraîné une nécrose suivie d’une&#13;
dégénération des cellules intestinales des chenilles, ainsi qu’une destruction générale des poils&#13;
et du revêtement cutané des larves.&#13;
Nous sommes intéressés à l’identification des composés des huiles essentielles des&#13;
plantes utilisées par le biais de la technique CG-MS. Les analyses chimiques obtenus par CGMS&#13;
des huiles essentielles de T. vulgaris nous ont permis d’identifier 35 composés chimiques,&#13;
le carvacrol (71%) étant le composé le plus dominant, alors que pour L. angustifolia, 36&#13;
composés sont identifiés avec deux chémiotypes le lynalol (37%) et linalol acétate (25%).
La chenille processionnaire du pin, fait l’objet de multiples recherches au niveau&#13;
national. C’est le principal déprédateur des forêts et reboisement algériens. La difficulté pour&#13;
contrôler sa population est exacerbée par la pratique de la monoculture de l’espèce du genre&#13;
Pinus en Algérie, de ce fait, la pullulation atteint toutes les plantations du pin d’Alep. Ce&#13;
risque a été clairement observé, surtout dans les années 90, au niveau du barrage vert dans le&#13;
sud Algérien, où l’état a procédé au traitement par le Bt. Nous constatons actuellement que ce&#13;
ravageur ne cesse de s’étendre.&#13;
La démarche de notre étude effectuée dans la région d’Ain Defla a été très importante&#13;
dans la mesure où elle nous a permis de cueillir des informations sur la bio-écologie et les&#13;
facteurs de mortalités de cet insecte et aussi de trouver certains moyens biologiques pour&#13;
lutter contre ce ravageur, sachant que le couvert végétal de cette région est dominé&#13;
principalement par le Pin d’Alep. Le choix des quatre stations d’études, deux forêts naturelles&#13;
et deux reboisées, nous a permis de recueillir des informations intéressantes.&#13;
En premier lieu nous avons travaillé sur les caractéristiques des nids d’hivers, leurs&#13;
hauteurs moyennes en relation avec la hauteur et la biomasse des arbres hôtes. Ce qui nous a&#13;
permis de trouver qu’elles se situent entre 7,05 et 8,02 m (forêt naturelle du mon Doui) et&#13;
entre 3,79 et 4,32 m (forêt naturelle de Temoulgha). Par ailleurs, pour les deux stations&#13;
reboisées, la hauteur moyenne varie entre 2,56 et 3,44 m (reboisement de Temoulgha) et entre&#13;
0,79 et 0,93 m (reboisement de Babor). Quant au nombre moyen de nids d’hivers dénombrés&#13;
par arbre est compris entre 1,2 et 1,7 dans la forêt naturelle du mon Doui, entre 2,5 et 2,7 dans&#13;
la forêt naturelle de Temoulgha, entre 3,1 et 3,4 dans le reboisement de Temoulgha et entre&#13;
3,2 et 3,3 dans le reboisement de Babor.&#13;
Nous observons que les stations reboisées sont plus infectées que les stations&#13;
naturelles, ce constat est régi par plusieurs facteurs, tels que les prédateurs, qui sont riches&#13;
dans les forêts naturelles, la biodiversité des peuplements (plusieurs espèces d’arbres dans les&#13;
stations naturelles et une monoculture pour les reboisements). La biométrie des nids de la&#13;
chenille processionnaire du pin varie selon le nombre de chenilles par nids. Dans les forêts&#13;
naturelles, l’intervalle moyen de la longueur de nids est compris entre 5 et 24 cm, dans les&#13;
forêts reboisées, il est se situe entre 9,33 et 12,23 cm. Quant à la largeur, l’intervalle moyen&#13;
varie entre 5,92 et 9,38 cm dans les forêts naturelles et entre 6,63 et 7,73 cm dans les forêts&#13;
reboisées. Concernant le poids des nids, les résultats recueillis varient entre 56,71 et 95,08 g (min. = 6 g ; max. = 430 g) dans les forêts naturelles et entre 51,97 et 88,1 g (min = 8 g ; max.&#13;
= 360 g) dans les reboisements.&#13;
Quant au nombre moyen de chenilles par nids dans les deux forêts naturelles du pin&#13;
d’Alep est compris entre 70 et 80,84 (min = 09 ; max = 268). Pour les deux reboisements du&#13;
pin d’Alep, la moyenne est comprise entre 50,73 et 92,37 (min = 07 ; max = 530). Ces écarts,&#13;
importants, observés entre les nids dans les stations d’études, sont probablement liés aux&#13;
conditions trophiques et thermiques. Dans les forêts, les basses températures peuvent causer&#13;
des perturbations physiologiques chez les larves de l’insecte par interruption de leur&#13;
alimentation nocturne.&#13;
La dernière phase aérienne est la procession pour l’enfouissement au sol. Nous avons&#13;
observé une hétérogénéité pour l’étendu des périodes de processions et pour le premier jour&#13;
de descente dans les différents sites prospectés. L’étendue moyenne dans les forêts naturelles&#13;
est de 15 à 22 jours. Cependant, nous avons observé une longue période de descente qui&#13;
atteint 43 jours dans le reboisement de Babor, ceci peut être expliqué par le voisinage du&#13;
barrage d’eau, qui a optimisé l’humidité de ce site. L’étendue de descente dans le reboisement&#13;
de Temoulgha est de 18 à 24 jours. Nous n’avons pas observé un grand écart entre les&#13;
stations, sauf pour le reboisement de Babor, cité auparavant. Les premières descentes&#13;
enregistrées ont débuté pour toutes les stations pratiquement à la mi-mars.&#13;
La deuxième partie de cette étude est consacrée, aux relevés d’informations sur les&#13;
pontes de la chenille processionnaire. Nous avons commencé cette investigation par la&#13;
distribution des manchons de pontes. Les orientations sont pratiquement équilibrées bien que&#13;
légèrement dominées par celle de l’Est. Toutes les directions des orientations possibles sont&#13;
enregistrées est, ouest, sud, nord et centre. Les papillons femelles des chenilles installent leurs&#13;
manchons sur les arbres a de moyennes hauteurs. La hauteur des arbres n’a aucune incidence&#13;
majeure sur l’installions des pontes. Il semble que la biomasse des arbres et le vent ont une&#13;
influence sur la hauteur des pontes sur les arbres hôtes. Nous avons procédé au&#13;
dénombrement des oeufs pour chaque manchon de ponte. Il y a trois catégories d’oeufs, ceux&#13;
qui ont éclos, avec des taux compris entre 64,4% et 85,4% dans les forêts naturelles et entre&#13;
72,2% et 89,6% dans les reboisements, ceux qui n’arrivent pas à éclosion, avec des taux&#13;
compris entre 6,9% et 25,6% dans les forêts naturelles et entre 6,8% et 17,1% dans les&#13;
reboisements. La dernière catégorie est celle des oeufs parasités, pour laquelle nous avons&#13;
enregistré des taux qui varient entre 5,1% et 9,9% dans les forêts naturelles et entre 3,6% et&#13;
10,6% dans les reboisements. Il ressort de ces résultats que le nombre moyen d’oeufs éclos est&#13;
pratiquement invariable pour les reboisements et les forêts naturelles, la même remarque s’applique pour les oeufs parasités mais concernant les oeufs qui n’ont pas éclos, les forêts&#13;
naturelles comptabilisent des moyennes nettement remarquables.&#13;
Les longueurs de pontes relevées dans les forêts naturelles sont légèrement plus&#13;
élevées que celles des stations reboisées, les longueurs mesurés sont comprises entre 2,30 et&#13;
2,96 cm dans les forêts naturelles et entre 2,29 et 2,77 cm dans les stations reboisées. Les&#13;
pontes sont déposées sur deux types de support, les aiguilles et les rameaux d’arbres. Selon&#13;
les résultats trouvés les aiguilles sont les plus attractives pour les femelles. L’étude du&#13;
matériel biologique indique une dominance totale du parasite oophage Ooencyrtus&#13;
pityocampae.&#13;
La troisième partie de cette étude est dédiée à l’étude des caractéristiques&#13;
morphométries des chenilles, des chrysalides et des adultes. Les longueurs moyennes des&#13;
chenilles varient entre 3,38 et 3,42 cm dans les forêts naturelles et entre 3,44 et 3,46 cm dans&#13;
les reboisements. Quant au poids moyen relevé est compris entre 0,38 et 0,39 g dans les forêts&#13;
naturelles et entre 0,41 et 0,40 g dans les reboisements. Les chenilles femelles sont plus&#13;
lourdes et plus grandes que les chenilles mâles. Le conditionnement des chenilles capturées au&#13;
moment de la procession nous a renseigné sur le déroulement de la phase épigé, les résultats&#13;
trouvés montrent qu’une moyenne de 20% de chenilles n’arrivent pas à se transformer en&#13;
chrysalides. L’émergence des imagos a commencé fin août. Nous avons relevé un taux de&#13;
papillons femelles légèrement supérieur à celui des mâles qui ont une taille plus faible. Dans&#13;
cette phase, nous avons observé que le taux des chrysalides qui n’arrivent pas à terminer leurs&#13;
stades phénologiques est supérieur à 40%. Cet échec est peut-être dû à la température,&#13;
l’humidité ou à l’entrée en diapause prolongée.&#13;
Une attention toute particulière a été consacrée à l’utilisation de moyens de contrôle&#13;
biologiques de cet insecte. En premier lieu nous avons évalué l’activité insecticide des huiles&#13;
essentielles de deux espèces de plantes aromatiques appartenant à la famille des lamiacées, à&#13;
savoir Thymus vulgaris et Lavandula angustifolia, contre les larves du stade L3 et L5 dans le&#13;
laboratoire et en pleine nature. Les traitements par contact à base d’huiles essentielles&#13;
montrent une activité insecticide très forte au stade L3 et L5 dans les conditions in vitro, elle&#13;
atteint 100% pour Thymus vulgaris. Le taux de létalité enregistré grâce aux huiles de&#13;
Lavandula angustifolia est aussi de 100% pour le stade L3, mais il est de 66% pour le stade&#13;
L5. Pour les essais in vivo, nous avons observé que T. vulgaris est létale à 100% pour les deux&#13;
stades L3 et L5. En revanche les huiles essentielles de L. angustifolia tuent 79 % de L3 et&#13;
37% seulement de L5.
</summary>
<dc:date>2023-01-01T00:00:00Z</dc:date>
</entry>
</feed>
