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<title>4. Faculté des sciences de la vie et de la nature -- كلية علوم الطبيعة و الحياة</title>
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<updated>2026-06-08T19:06:07Z</updated>
<dc:date>2026-06-08T19:06:07Z</dc:date>
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<title>Les plantes médicinales à usage antiparasitaire chez l’humain et l’animal dans la région de Laghouat (Sud de l’Algérie) : connaissances et valorisation</title>
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<name>BENLARBI, Fathia</name>
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<updated>2026-06-01T09:09:29Z</updated>
<published>2026-01-01T00:00:00Z</published>
<summary type="text">Les plantes médicinales à usage antiparasitaire chez l’humain et l’animal dans la région de Laghouat (Sud de l’Algérie) : connaissances et valorisation
BENLARBI, Fathia
Contexte : depuis les temps anciens, les habitants de la wilaya de Laghouat ont traité leurs&#13;
maladies et celles de leurs animaux en utilisant des traitements à base de plantes médicinales.&#13;
Les études ethnobotaniques dans notre région portant sur l’usage traditionnel des plantes&#13;
médicinales contre les parasites sont également très rares.&#13;
Objectif : cette étude ethnobotanique a été menée du 1er avril 2021 jusqu’au 30 juillet 2023&#13;
dans la wilaya de Laghouat (sud algérien), dans le but d'inventorier et de recenser les plantes&#13;
médicinales à usage antiparasitaire. Face au développement de résistances parasitaires aux&#13;
traitements médicaux, les données recueillies lors de cette enquête ont permis d'évaluer&#13;
l'activité acaricide des huiles essentielles issues de plantes médicinales locales.&#13;
Matériel et méthodes : Cette étude ethnobotanique, réalisée du 1er avril 2021 au 30 juillet&#13;
2023 dans la région de Laghouat (Sud-est de l’Algérie), a porté sur 500 informateurs (240&#13;
citoyens, 120 éleveurs, 97 herboristes, 43 tradipraticiens) lors d'entretiens semi-structurés.&#13;
Toutes les données collectées ont été analysées à l'aide de cinq indices ethnobotaniques : la&#13;
valeur d’importance familiale (FIV), la fréquence relative de citation (RFC), le niveau de&#13;
fidélité (FL), le facteur de consensus des informateurs (ICF) et la valeur d'utilisation d’une&#13;
partie de la plante (PPV). De plus, le pouvoir acaricide de sept huiles essentielles de plantes&#13;
médicinales locales a été testé sur Rhipicephalus sanguineus s.l. par une méthode de contact&#13;
direct face à une résistance croissante des parasites aux traitements classiques.&#13;
Résultats : L’analyse de l’enquête a permis de recenser 91 espèces médicinales réparties en&#13;
79 genres et 37 familles, avec une prédominance notable de trois familles : Lamiaceae avec&#13;
14 espèces, Apiaceae (13 espèces) et Asteraceae (7 espèces). Les espèces les plus utilisées&#13;
dans notre région sont : Artemisia herba-alba Asso (RFC = 1), Allium sativum L. (RFC =&#13;
0,708), Nicotiana tabacum L. (RFC = 0,34), Artemisia campestris L. (RFC = 0,286). La&#13;
feuille était la partie de la plante la plus fréquemment utilisée (PPV = 0,531) pour préparer&#13;
des remèdes traditionnels sous forme d’infusion (46,2 %). Ces remèdes sont prescrits par voie&#13;
orale (60,6%) pour traiter les affections ou parasites du tube digestif et ses annexes (ICF =&#13;
0,940). Le rendement d’extraction des huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies),&#13;
d’Eucalyptus camaldulensis Dehnh. (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus&#13;
guyonii de Noé (feuilles), d’Artemisia herba-alba Asso (feuilles), de Juniperus phoenicea L.&#13;
(feuilles) sont de 2,94 %, 1,13 %, 1,58 %, 1,85 %, 1,27 %, 0,57 %, respectivement. Les  concentrations létales 50 (DL50) obtenues à partir de l’huile de goudron végétal et des huiles&#13;
essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies), d’Eucalyptus camaldulensis Dehnh. (feuilles),&#13;
de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii de Noé (feuilles), d’Artemisia herba-alba&#13;
Asso (feuilles), de Juniperus phoenicea L. (feuilles) sont estimées respectivement à 9,14&#13;
mg/ml, 9,42 mg/ml, 9,79 mg/ml, 14,12 mg/ml, 14,79 mg/ml, 15,17 mg/ml, 17,34 mg/ml,&#13;
après 24 heures d’exposition.&#13;
De manière générale, la majorité des composants principaux des huiles essentielles utilisées&#13;
dans notre étude (Camphre, Eucalyptol (1,8-cinéole), &#120572;-Phellandrène, &#120573;-Phellandrène, p-&#13;
Cymène, &#120572;-Pinène, &#120572;-Terpéneol, &#120574;-Terpinène, Carvacrol et le Thymol) ont été reconnus&#13;
comme des agents acaricides majeurs à l'échelle mondiale. De plus, l’efficacité acaricide de&#13;
l’huile de Goudron (Gatrane) est due à la présence d'éléments principaux comme le Benzène,&#13;
le Phénol, le Naphtalène, le Cédne, le Carosol, le Ferruginol et l’Euganol.&#13;
Conclusion : L’analyse des informations recueillies lors de l’enquête ethnobotanique a&#13;
permis de transformer le savoir-faire populaire oral de la région de Laghouat en connaissances&#13;
scientifiques écrites. La préservation et la documentation de ces informations indigènes sont&#13;
indispensables pour assurer la continuité et la transmission de la médecine traditionnelle&#13;
d’une génération à l’autre. Nos résultats, portant sur l’évaluation de l’effet acaricide des huiles&#13;
des plantes médicinales locales et de leurs composants principaux, pourraient offrir une&#13;
alternative respectueuse de l'environnement aux produits acaricides chimiques actuels,&#13;
notamment contre les tiques femelles résistantes.
la première enquête ethnobotanique sur les plantes médicinales à usage&#13;
antiparasitaire chez l'humain et les animaux dans la wilaya de Laghouat et en Algérie, et a&#13;
pour but d’inventorier et de collecter un maximum d’informations sur ces plantes et leurs&#13;
utilisations traditionnelles auprès des habitants locaux. Elle nous a également permis&#13;
d’estimer la fréquence d’usage des plantes médicinales. Selon les résultats de l'enquête, il&#13;
existe une grande variété de plantes médicinales utilisées dans la région pour traiter les&#13;
maladies parasitaires chez l’homme et l’animal.&#13;
L'analyse des résultats a permis de recenser 91 espèces médicinales réparties en 79 genres&#13;
et 37 familles, avec une prédominance notable de trois familles : Lamiaceae avec 14 espèces,&#13;
soit 15,38 %, Apiaceae (13 espèces, soit 14,28 %) et Asteraceae (7 espèces, soit 7,69 %). De&#13;
plus, les espèces les plus utilisées dans notre région sont : Artemisia herba-alba Asso&#13;
(RFC = 1), Allium sativum L. (RFC = 0,708), Nicotiana tabacum L. (RFC = 0,34), Artemisia&#13;
campestris L. (RFC = 0,286), Lavandula officinalis L. (RFC = 0,178), Haloxylon scoparium&#13;
Pomel et Retama raetam (Forssk.) Webb. (RFC = 0,11 chacune), Peganum harmala L. et&#13;
Atriplex halimus L. (RFC = 0,1 chacune). L’analyse a révélé que la feuille était la partie de la&#13;
plante la plus fréquemment employée (PPV = 0,531) pour préparer les remèdes traditionnels&#13;
sous forme d’infusion (46,2 %). La plupart de ces remèdes sont prescrits par voie orale (60,6&#13;
%). Ainsi, les affections les plus fréquentes étaient celles du tube digestif et de ses annexes,&#13;
notamment les affections/parasites (ICF = 0,940).&#13;
Les valeurs d’ICF, de FL et de RFC des plantes médicinales documentées, qui sont les&#13;
plus élevées, permettent d'effectuer des recherches en pharmacologie et en phytochimie. Ces&#13;
recherches fournissent des informations précieuses pour l'identification des principes actifs et&#13;
la validation de l'utilisation traditionnelle des plantes, dans le but de créer des médicaments&#13;
bio efficaces et non toxiques pour les populations humaines et animales. De plus, il est&#13;
important d'envisager les complémentarités possibles entre la médecine traditionnelle et la&#13;
médecine moderne afin de traiter les maladies parasitaires résistantes.&#13;
Grâce à la collecte et à l'analyse des informations recueillies, cela a permis de traduire le&#13;
savoir-faire populaire oral de la région de Laghouat en savoir scientifique écrit. Il est essentiel&#13;
de préserver et de documenter ces connaissances phytothérapeutiques indigènes pour garantir&#13;
la continuité et la transmission de la médecine traditionnelle d’une génération à l’autre.&#13;
Notre enquête a été considérée comme une première étape vers l'achèvement de la&#13;
recherche et l’évaluation de l'efficacité réelle des plantes mentionnées. À travers cette&#13;
expérience et les résultats obtenus, nous suggérons quelques recommandations et perspectives : La présente étude pourrait conduire au développement de nouvelles molécules&#13;
antiparasitaires actives chez l'homme et l'animal ;&#13;
- Il est important d'effectuer des recherches ethnobotaniques dans toutes les wilayas afin de&#13;
constituer une base de données exhaustive sur les plantes médicinales de notre pays ;&#13;
- Il est essentiel de garantir la commercialisation, la préservation et l’exploitation rationnelle&#13;
des plantes médicinales, ainsi que de préserver leurs habitats ;&#13;
- Afin de protéger les plantes médicinales menacées d'extinction, la lutte contre le surpâturage&#13;
peut être renforcée en appliquant la technique du non-labour dans les zones pastorales et en&#13;
encourageant les pépinières gouvernementales spécialisées à produire ces plantes et à les&#13;
distribuer aux associations de protection de l'environnement pour les cultiver ;&#13;
- Il faudrait mettre en valeur ce savoir oral de la population de Laghouat, car il fait partie du&#13;
patrimoine culturel algérien.&#13;
Dans la présente étude, nous avons examiné l’évaluation de l’efficacité acaricide de&#13;
l’huile de goudron végétal et des huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies),&#13;
d’Eucalyptus camaldulensis Dehn (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii&#13;
de Noé (feuilles), d’Artemisia herba alba Asso (feuilles) et de Juniperus phoenicea L.&#13;
(feuilles), provenant de la région de Laghouat, par contact direct contre les tiques&#13;
Rhipicephalus sanguineus s.l. in vitro. Les concentrations létales 50, obtenues par l’huile de&#13;
goudron végétal et par les huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies), d’Eucalyptus&#13;
camaldulensis Dehn (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii de Noé&#13;
(feuilles), d’Artemisia herba alba Asso (feuilles) et de Juniperus phoenicea L. (feuilles), sont&#13;
estimées respectivement à 9,14 mg/ml, 9,42 mg/ml, 9,79 mg/ml, 14,12 mg/ml, 14,79 mg/ml,&#13;
15,17 mg/ml, 17,34 mg/ml après 24 heures d’exposition. Quant aux concentrations létales 90&#13;
de ces huiles après 24 heures, elles sont de l’ordre de 35,48 mg/ml pour l’huile de goudron&#13;
végétal, de 36,9 mg/ml pour l’huile de Juniperus phoenicea L. (baies), de 48,19 mg/ml pour&#13;
Eucalyptus camaldulensis Dehn (feuilles), de 71,78 mg/ml pour Salvia jordanii (feuilles), de&#13;
44,36 mg/ml pour l’huile de Thymus guyonii de Noé (feuilles), de 96,38 mg/ml pour l’huile&#13;
d’Artemisia herba alba Asso (feuilles) et de 234,42 mg/ml pour l’huile de Juniperus&#13;
phoenicea L. (feuilles). Les mâles sont plus sensibles que les femelles à ces huiles.&#13;
Les résultats obtenus ont indiqué que toutes les huiles testées présentaient un effet&#13;
acaricide. Cet effet se manifeste par des taux de mortalité des tiques qui augmentent avec&#13;
l'augmentation des concentrations et qui sont également liés au temps d'exposition.&#13;
De manière générale, la majorité des composants principaux des huiles essentielles&#13;
utilisées dans notre étude (Camphor, Eucalyptol (1,8-cinéole), &#120572;-Phellandrene, &#120573;- Phellandrène, p-Cymène, &#120572;-Pinène, &#120572;- Terpinéol, &#120574;-Terpinène, Carvacrol et Thymol) ont été&#13;
reconnus comme des agents acaricides majeurs à l'échelle mondiale. Ainsi, l’efficacité&#13;
acaricide de l’huile de Goudron (Gatrane) est due à la présence d'éléments principaux comme&#13;
le Benzène, le Phénol, le Naphtalène, le Cédrène, le Carosol, le Ferruginol et l’Eugano.&#13;
Il ressort de nos résultats que ces huiles extraites des plantes médicinales aromatiques et&#13;
leurs composants principaux pourraient fournir une véritable alternative respectueuse de&#13;
l'environnement aux produits acaricides chimiques actuels, notamment contre les tiques&#13;
femelles résistantes.&#13;
A travers ces expériences, nous pouvons conclure que l’huile essentielle des baies de J.&#13;
phoenicea L., qui présente une excellente toxicité et un rendement très élevé, se trouve en&#13;
grande abondance dans tout le pays et doit être exploitée en tant que biopesticide.&#13;
Les conclusions issues de cette recherche ouvrent de nombreuses perspectives, que l'on&#13;
résume dans ce qui suit :&#13;
- Il est nécessaire de tester ces huiles sur le terrain afin de déterminer leur efficacité dans des&#13;
conditions réelles et leurs éventuels effets secondaires sur l'hôte et les organismes non ciblés ;&#13;
- L’évaluation de l’efficacité des autres plantes médicinales contre les tiques ;&#13;
- L’évaluation de l’efficacité de ces huiles contre d’autres ectoparasites comme les poux ;&#13;
- Il est important de tester l’huile de goudron in vitro et in vivo contre d’autres parasites ;&#13;
- Jusqu'à présent, de nombreuses espèces n'ont pas été étudiées. Les scientifiques sont invités&#13;
à analyser leurs activités biologiques.&#13;
- Approfondir l'analyse d'efficacité thérapeutique des plantes médicinales et déterminer de&#13;
nouvelles substances bioactives naturelles pour traiter les maladies parasitaires, ces substances&#13;
naturelles peuvent être un alternatif des médicaments synthétiques.
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<dc:date>2026-01-01T00:00:00Z</dc:date>
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<title>The Population, Housing And Activities'</title>
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<name>TENAH, Bendaoud</name>
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<updated>2026-06-01T08:55:04Z</updated>
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<summary type="text">The Population, Housing And Activities'
TENAH, Bendaoud
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<title>CARTOGRAPHIC TECHNIQUES</title>
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<name>CHINOUNE, Saad.</name>
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<updated>2026-06-01T08:52:49Z</updated>
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<summary type="text">CARTOGRAPHIC TECHNIQUES
CHINOUNE, Saad.
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<title>Etude de l’impact des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la régénération naturelle de Juniperus phoenicea L., 1753, dans le semi-aride (Djelfa ; Algérie)</title>
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<name>BENABDERRAHMANE, Ahlame</name>
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<updated>2026-04-20T08:57:20Z</updated>
<published>2026-01-27T00:00:00Z</published>
<summary type="text">Etude de l’impact des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la régénération naturelle de Juniperus phoenicea L., 1753, dans le semi-aride (Djelfa ; Algérie)
BENABDERRAHMANE, Ahlame
La présente étude a pour objectif la mise en évidence des facteurs prépondérants influençant&#13;
la régénération naturelle de Juniperus phoenicea L. dans la zone semi-aride de la région de&#13;
Djelfa située l’Atlas saharien central, situé dans (Algérie). Á partir de dix grandes stations&#13;
homogènes retenues, 100 placettes d’observation temporaires, au total, de 400 m² chacune ont&#13;
été prospectées selon un échantillonnage mixte (stratifié et systématique). Sur chaque placette,&#13;
des variables dendrométriques ont été mesurées (hauteur totale, hauteur dominante, densité et&#13;
surface cumulée des houppiers), auxquelles ont été associées des caractéristiques d’ordre&#13;
stationnel (altitude, exposition, pente, lithologie), et d’autres facteurs tributaires de la&#13;
structure de la végétation (première et deuxième espèce dominante, recouvrement global,&#13;
recouvrement par strate, éléments de la surface du sol).&#13;
L’analyse des données a mis en évidence, chez les populations de J. phoenicea, trois "types&#13;
écologiques" contrastés ; Les populations en extension, les populations auto-suffisantes et les&#13;
populations en déclin. Ainsi, l’Analyse des données démographiques par la table statique de&#13;
survie a montré que le renouvellement naturel pouvait être maintenu et que la taille de la&#13;
population reste à un certain moment à l’avenir. Le genévrier rouge peut se développer aussi&#13;
bien en plein lumière qu'à l'ombre, et la facilitation n'est pas le mécanisme principal de sa&#13;
régénération.&#13;
Les populations de genévrier rouge utilisent les bas versants et l’ubac du Djebel comme&#13;
refuges climatiques dans lesquelles elles bénéficient d’un apport hydrique. La régénération est&#13;
diminuée avec l'ampleur des attributs du peuplement, notamment la densité des peuplements,&#13;
la hauteur dominante et la surface de projection des houppiers ; elle est augmentée&#13;
proportionnellement avec la hauteur totale moyenne, la surface de projection des houppiers&#13;
dominante qui réaffirme son caractère héliophile. La densité de régénération maximale de&#13;
genévrier rouge a été observée chez les peuplements où la couverture de la canopée est&#13;
modérée entre 16% et 20 % et une densité de semenciers comprise entre 100 à 115 arbres/ha.&#13;
L’ambiance écologique, y compris la dynamique et la structuration indiquées par les espèces&#13;
dominantes, montrent que la meilleure régénération du Juniperus phoenicea correspond aux&#13;
groupements à Pin d’alep et à juniperaies pures. Grâce à l’endozoochorie, le Juniperus&#13;
phoenicea apparait comme une espèce ayant une mobilité spatio-temporelle pour conquérir de&#13;
nouveaux territoires plus adéquats aux changements globaux.
Sous un bioclimat semi-aride, les peuplements du genévrier rouge (Juniperus phoenicea&#13;
L.) de l’Atlas saharien central, souvent, impacté par une activité humaine abusive, fait l’objet&#13;
de la présente étude. En traitant l’impact des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la&#13;
régénération naturelle du genévrier rouge, nous pouvons conclure ce qui suit :&#13;
Les données recueillies sur l’état des lieux sur la régénération du genévrier rouge (densité&#13;
et structure) permettent de conclure :&#13;
 La régénération naturelle se caractérise par une remarquable hétérogénéité intra et&#13;
inter-stationnelle. La densité moyenne de régénération des différents peuplements&#13;
étudiés est de 189.25±187,3 plantules/ha, elle oscille entre 0 à 900 plantules/ha ;&#13;
 Les résultats reflètent la grande plasticité écologique de Juniperus phoenicea dans la&#13;
région d’étude (l’Atlas saharien central), qui persiste malgré les perturbations&#13;
humaines dans toutes les stations étudiées, accentuée par l'effet du stress abiotique. Il&#13;
garde toujours, au moins partiellement, sa niche écologique de régénération ;&#13;
 Les populations étudiées de Juniperus phoenicea se trouvent dans trois "types&#13;
écologiques" contrastés ; Les populations en extension, les populations auto-&#13;
suffisantes et les populations en déclin. Le premier type comprend des populations&#13;
relativement jeunes, caractérisées par une densité de régénération élevée et un indice&#13;
de régénération de 2,2 à 3,8 juvéniles/adulte, dans lesquelles on assiste au&#13;
dépérissement du pin d’Alep qui cède la place au genévrier rouge. Le second type&#13;
englobe les populations matures avec un ratio (juvénile / adulte) équilibrés au&#13;
voisinage de 1. Ces juniperaies stables avec une régénération naturelle auto-suffisante&#13;
occupent les bas versants sur un sol calcaire. A la fin, les vieilles populations en déclin&#13;
dont indice de régénération ne dépasse guère 0,5 juvénile / adulte, leur persistance est&#13;
grâce principalement à sa durée de vie relativement longue, donc le déclin de la&#13;
population n'est pas immédiatement apparent, ces peuplements sans ressources, sont&#13;
soumis à des contraintes d’ordre physique (affleurement, sol gréseux), climatique&#13;
(exposition sud) et d’autres facteurs biotiques (résilience et compétition).&#13;
 L’Analyse des données démographiques par tables de mortalité du genévrier rouge a&#13;
montré que le renouvellement naturel pouvait être maintenu et que la taille de la&#13;
population reste à un certain moment à l’avenir.&#13;
 Les courbes de survie ont permis de conclure que la structure d’âge des peuplements&#13;
de Juniperus phoenicea avait tendance à être les 03 formes du courbe de survie de Deevey I, II et III selon la dynamique de la formation végétale considérée et les&#13;
conditions environnantes (exogènes et endogènes).&#13;
 Le genévrier rouge peut se développer aussi bien en plein lumière qu'à l'ombre, et la&#13;
facilitation n'est pas le mécanisme principal de sa régénération. Les régénérations sont&#13;
abondantes sous l’abri de leurs arbres géniteurs dans la quasi totalité des stations&#13;
étudiées, favorisées par les microsites pédologiques engendrés sous les ligneuses.&#13;
Les conditions orographiques montrent un effet prononcé, entre autres, sur la régénération&#13;
du genévrier rouge, de telle sorte que:&#13;
 Dans la tranche altitudinale 950-1550 m, l’altitude ne semble pas avoir d'impact&#13;
significatif sur la régénération de Juniperus phoenicea.&#13;
 Le versant nord, plus frais et plus humide, est plus favorable à la régénération du&#13;
genévrier rouge que le versant sud (chaud et sec).&#13;
 Les peuplements sur un sol calcaire avec une texture équilibrée et un bon bilan&#13;
hydrique se régénèrent mieux (238.7± 216.9 plantules/ ha) que ceux installés sur un&#13;
sol gréseux et marno-calcaire (113.3 ± 79,5 plantules/ ha et 90,6 ± 49,9 plantules/ ha).&#13;
 La densité de régénération croit progressivement avec la baisse de la position&#13;
topographique. La densité moyenne maximale de régénération de Juniperus phoenicea&#13;
est observée dans les bas versants dans lesquels, le sol est profond et bien alimenté en&#13;
apport d’eau de ruissellement.&#13;
 La meilleure densité de régénération est observée chez les peuplements reposants sur&#13;
l’unité géologique mp (Miocène supérieur et Pliocène) (p˂0.000061) riche en&#13;
éléments de forte rétention d’eau.&#13;
Les changements globaux apparaissent comme un obstacle aux habitats potentiellement&#13;
favorables au genévrier rouge, ce qui forcera ses populations à utiliser les bas versants et&#13;
l’ubac du Djebel comme refuges climatiques dans lesquelles elles bénéficient d’un apport&#13;
d’eau de ruissellement et de sol équilibré, profond et de bon bilan hydrique.&#13;
L’analyse des relations entre la régénération naturelle du genévrier rouge et les paramètres&#13;
dendrométriques, montrent que :&#13;
 la régénération du genévrier rouge est diminuée avec l'ampleur des attributs du&#13;
peuplement, notamment la densité des peuplements, la hauteur dominante et la surface de&#13;
projection des houppiers ; elle est augmentée proportionnellement avec la hauteur totale moyenne, la surface de projection des houppiers dominante et le ratio juvénile/adulte. Ces&#13;
relations réaffirment le caractère héliophile du genévrier rouge.&#13;
 La densité de régénération maximale du genévrier rouge a été observée chez les&#13;
peuplements où la couverture de la canopée est modérée entre 16% et 20 % et une densité&#13;
de semenciers comprise entre 100 à 115 arbres/ha.&#13;
Les résultats des paramètres phytoécologiques nous permettent de conclure que :&#13;
 Vu la perturbation permanente des juniperaies par l’action anthropogène, aucune&#13;
corrélation significative entre le recouvrement de sous-bois des Juniperaies de toutes les&#13;
strates confondues et l’installation des nouveaux juvéniles du J. phoenicea.&#13;
 Des effets significatifs ont été observés sur la densité de régénération du J. phoenicea,&#13;
avec une influence positive du taux de recouvrement de la litière par l’amélioration des&#13;
conditions de site (p &lt; 0,05 ; r = 0.44) et une influence négative de recouvrement des&#13;
affleurements de roche mère par réduction de l’espace exploitable (p &lt; 0,05 ; r = -0.4).&#13;
 La potentialité et le pouvoir de régénération naturelle du genévrier rouge, sous l’effet de&#13;
l’ambiance écologique, y compris la dynamique et la structuration, indiqué par les espèces&#13;
dominantes, montrent que la meilleure régénération du J. phoenicea correspond aux&#13;
groupements à Pinus halepensis et à juniperaies pures. Elle s’avère être moyenne dans les&#13;
groupements à Olea europea; en revanche, elle est faible dans les groupements à&#13;
Quercus ilex et à Pistacia terebenthus.La pression anthropique, surtout le pacage, a un effet préjudiciable et annule la&#13;
potentialité de régénération, et met J. phoenicea et la diversité de sa communauté en menace&#13;
perpétuel dans des conditions précaires de survie. Les peuplements de J. phoenicea ont perdu&#13;
leur pouvoir de régénération naturelle au fil du temps due à la détérioration des&#13;
caractéristiques du sol forestier (pinèdes), accentues par l’activité anthropogène. Ce sol&#13;
apparait un lit optimal favorable à l’installation de jeunes individus.&#13;
L’étude de l’impact de la zoochorie dans la dispersion et la régénération du J.&#13;
phoenicea dans l’Atlas saharien central, nous permet de conclure ce que suit :&#13;
 Les frugivores étudiés participent vivement à enlever la pulpe charnue (dépulper) des&#13;
graines de J. phoenicea considérée comme principale obstacle de leur germination.&#13;
 Une variation dans la cinétique de la germination des graines ingérées par les frugivores se&#13;
traduit par la modification du modèle de germination des graines de J.phoenicea. Certes les frugivores n’affectent pas positivement le taux de germination de J.phoenicea,&#13;
mais la diversité spécifique de l’utilisateur (consommateur) de ses galbules comme source&#13;
nutritionnelle, leurs modes d’exploitation et de dissémination contribuent à l’hétérogénéité&#13;
des caractéristiques de germination des graines qui peuvent ainsi diversifier les habitats sur&#13;
lesquels s’installent les nouvelles plantules et conquièrent de nouveaux territoires plus&#13;
adéquats aux changements globaux. Donc, grâce à l’endozoochorie, le Juniperus&#13;
phoenicea apparait comme une espèce ayant une mobilité spatio-temporelle
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<dc:date>2026-01-27T00:00:00Z</dc:date>
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