الخلاصة:
Cette étude a été réalisée afin d’évaluer la prévalence des principaux parasites gastro-
intestinaux infectieux qui touchent les ruminants dans la région de Djelfa, durant une période de trois
mois (avril, mai, juin). Un total de 200 échantillons a été collecté dans différentes zones, provenant de
neuf fermes (bovins : 33 échantillons, ovins : 156 échantillons, caprins : 11 échantillons), réparties sur
cinq stations d’étude (ville de Djelfa, Aïn Oussara, Aïn El Ibel, Moudjbara, Hassi Bahbah).
Les techniques diagnostiques utilisées comprenaient la méthode de flottation, la méthode de
Ritchie (sédimentation) ainsi que la coloration de Ziehl–Neelsen modifiée, afin de confirmer le taux
global d’infection. Ce dernier s’est révélé considérable : 54,5 % chez les caprins, 44,2 % chez les
ovins et 42,4 % chez les bovins.
Plusieurs types de parasites ont été identifiés, parmi lesquels les protozoaires Cryptosporidium
spp. (1 %) et Eimeria spp. (30,5 %), ainsi que les helminthes Strongylida spp. (6,5 %), Nematodirus
spp. (3 %) et Moniezia spp. (3,5 %).
الوصف:
À la lumière de ce travail, réalisé dans la région de Djelfa durant une période de trois
mois et visant à évaluer le taux d’infestation par les parasites gastro-intestinaux chez les
ruminants prélevés de différentes localités dans neuf fermes (bovins : 33 échantillons, ovins :
156 échantillons, caprins : 11 échantillons) réparties sur cinq stations d’étude, a été examiné
afin d’estimer la prévalence de chaque parasite chez chaque espèce animale.
Les techniques diagnostiques de flottation, de Ritchie (sédimentation) et la coloration de
Ziehl–Neelsen modifiée ont été utilisées pour confirmer le taux global d’infestation, qui s’est
avéré considérable avec 54,5 % chez les caprins, 44,2 % chez les ovins et 42,4 % chez les
bovins. Plusieurs espèces parasitaires ont été identifiées, notamment les protozoaires
Cryptosporidium spp. (1 %) et Eimeria spp. (30,5 %), ainsi que les helminthes Strongylida
spp. (6,5 %), Nematodirus spp. (3 %) et Moniezia spp. (3,5 %). Les prévalences observées ont
varié en fonction de plusieurs facteurs de risque, tels que l’espèce animale, l’âge, le sexe et les
conditions environnementales, et il ressort que Eimeria spp. constitue le parasite le plus
dominant, tandis que les autres genres présentent des taux variables selon les contextes
d’élevage. Les différences enregistrées entre les résultats s’expliquent par la variation du
nombre d’échantillons collectés dans chaque région, par les méthodes de soins et de conduite
adoptées par les éleveurs, ainsi que par les conditions climatiques et les habitudes
alimentaires.
Ces parasites représentent un obstacle majeur pour le secteur de l’élevage, en particulier
chez les jeunes animaux et les femelles, car ils engendrent des pertes zootechniques et
économiques considérables qui compromettent la productivité et la rentabilité des
exploitations. La comparaison avec les études antérieures confirme que les infestations gastro-
intestinales demeurent une contrainte majeure dans la région de Djelfa, ce qui souligne
l’urgence de mettre en place des stratégies de prévention et de lutte adaptées. Il apparaît donc
nécessaire de renforcer la surveillance épidémiologique, d’améliorer les pratiques d’élevage,
de promouvoir l’usage raisonné des antiparasitaires et de sensibiliser les éleveurs aux mesures
prophylactiques.
La réduction de l’impact de ces parasites sur la santé animale et l’assurance de la
durabilité du secteur de l’élevage dans cette région ne pourront être atteintes que par une
approche intégrée, combinant la recherche scientifique et l’application pratique.