Abstract:
Cette étude se focalise sur le café, considéré comme l'une des boissons les plus consommées au
monde en raison de son goût et de son arôme unique. De plus, le café possède un large éventail
de bienfaits, notamment des propriétés antimicrobiennes. Face à la récente propagation de
problèmes tels que l’antibiorésistance, notre travail vise a étudier le potentiel du café comme
agent antimicrobienne. Le café a également été associé à plusieurs plantes médicinales
consommées avec le café, conformément aux coutumes en Algérie. Des expériences en
laboratoire sur sept souches pathogènes, utilisant du café (Coffea arabica, Coffea canephora,
ainsi qu'un mélange des deux), ont montré que chacune des trois conditions avait un effet
général sur les souches pathogènes étudiées, y compris les souches Gram-positives et Gram-
négative. L'effet le plus important était dû au mélange. En revanche, l'ajout de plantes au café
s'est avéré bénéfique dans certains cas, inutile dans d'autres. Cette étude démontre le potentiel
du café comme alternative naturelle aux antibiotiques.
Description:
Le café est une boisson omniprésente dans notre quotidien. A part son effet neurostimulant,
cette boisson est connue pour ses différentes vertus notamment comme remède artisanale à
différentes pathologies. Au même temps, la flambé de la résistance bactérienne aux traitements
nécessite la recherche d'une alternative aux antibiotiques.
De ce fait, le but de ce travail était d'étudier le pouvoir antibactérien de 3 cafés (Arabica,
Robusta et le mélange des 2 cafés) sur sept souches bactériennes pathogènes notamment
Staphylococcus aureus, Pseudomonas aeruginosa, Serratia marcescens, Citrobacter freundii,
Escherichia coli, Acinetobacter baumannii et Klebsiella pneumoniae.
Globalement, nous avons observé que les cafés Robusta et Arabica avaient un effet sur les
souches étudiées. Cet effet antibactérien incluait les souches Gram-positives et Gram-négatives.
De plus, une fois mélangé (50/50), le café a manifesté un effet antibactérien sur l'ensemble des
souches testés à l'exception de Staphylococcus aureus. Ce pouvoir antibactérien du mélange
s'est avéré manifestement plus élevées par rapport à l'effet du café Arabica ou Robusta utilisé
séparément. Par ailleurs, nous avons également observé une sensibilité de la souche E. coli au
mélange même si cette dernière résiste au café Arabica et au Robusta. Inversement, nous avons
constaté une résistance totale de la souche Staphylococcus aureus au mélange de café malgré
sa sensibilité à chacun des 2 cafés testés.
Concernant l’ajout des plantes médicinales au café, certaines ont renforcé l’activité
antimicrobienne du café, c’est le cas de l’Armoise, qui a stimulé l’effet de l’Arabica et du
Robusta, ainsi que du Poivre noir, efficace dans tous les cas des cafés, de plus, la Cardamome
et la Cannelle se sont révélées particulièrement actives lorsqu’elles étaient associées au mélange
des deux types de café, tandis que le gingembre avait l'effet inverse
Compte tenu des résultats préliminaires encourageants obtenus, le café peut être considéré
comme un candidat prometteur pour contribuer au développement de nouvelles stratégies de
lutte contre les infections bactériennes. Des études complémentaires sont nécessaires pour
confirmer son efficacité et élargir ses utilisations, notamment dans les dentifrices et les bains
de bouche pour prévenir les bactéries buccales, ainsi que pour son utilisation potentielle dans
l'industrie agroalimentaire comme ingrédient naturel aux propriétés conservatrices. Il peut
également être associé à d'autres sources naturelles, ce qui pourrait renforcer son activité
antimicrobienne.