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Les plantes médicinales à usage antiparasitaire chez l’humain et l’animal dans la région de Laghouat (Sud de l’Algérie) : connaissances et valorisation

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dc.contributor.author BENLARBI, Fathia
dc.date.accessioned 2026-06-01T09:09:29Z
dc.date.available 2026-06-01T09:09:29Z
dc.date.issued 2026
dc.identifier.uri http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/112/8218
dc.description la première enquête ethnobotanique sur les plantes médicinales à usage antiparasitaire chez l'humain et les animaux dans la wilaya de Laghouat et en Algérie, et a pour but d’inventorier et de collecter un maximum d’informations sur ces plantes et leurs utilisations traditionnelles auprès des habitants locaux. Elle nous a également permis d’estimer la fréquence d’usage des plantes médicinales. Selon les résultats de l'enquête, il existe une grande variété de plantes médicinales utilisées dans la région pour traiter les maladies parasitaires chez l’homme et l’animal. L'analyse des résultats a permis de recenser 91 espèces médicinales réparties en 79 genres et 37 familles, avec une prédominance notable de trois familles : Lamiaceae avec 14 espèces, soit 15,38 %, Apiaceae (13 espèces, soit 14,28 %) et Asteraceae (7 espèces, soit 7,69 %). De plus, les espèces les plus utilisées dans notre région sont : Artemisia herba-alba Asso (RFC = 1), Allium sativum L. (RFC = 0,708), Nicotiana tabacum L. (RFC = 0,34), Artemisia campestris L. (RFC = 0,286), Lavandula officinalis L. (RFC = 0,178), Haloxylon scoparium Pomel et Retama raetam (Forssk.) Webb. (RFC = 0,11 chacune), Peganum harmala L. et Atriplex halimus L. (RFC = 0,1 chacune). L’analyse a révélé que la feuille était la partie de la plante la plus fréquemment employée (PPV = 0,531) pour préparer les remèdes traditionnels sous forme d’infusion (46,2 %). La plupart de ces remèdes sont prescrits par voie orale (60,6 %). Ainsi, les affections les plus fréquentes étaient celles du tube digestif et de ses annexes, notamment les affections/parasites (ICF = 0,940). Les valeurs d’ICF, de FL et de RFC des plantes médicinales documentées, qui sont les plus élevées, permettent d'effectuer des recherches en pharmacologie et en phytochimie. Ces recherches fournissent des informations précieuses pour l'identification des principes actifs et la validation de l'utilisation traditionnelle des plantes, dans le but de créer des médicaments bio efficaces et non toxiques pour les populations humaines et animales. De plus, il est important d'envisager les complémentarités possibles entre la médecine traditionnelle et la médecine moderne afin de traiter les maladies parasitaires résistantes. Grâce à la collecte et à l'analyse des informations recueillies, cela a permis de traduire le savoir-faire populaire oral de la région de Laghouat en savoir scientifique écrit. Il est essentiel de préserver et de documenter ces connaissances phytothérapeutiques indigènes pour garantir la continuité et la transmission de la médecine traditionnelle d’une génération à l’autre. Notre enquête a été considérée comme une première étape vers l'achèvement de la recherche et l’évaluation de l'efficacité réelle des plantes mentionnées. À travers cette expérience et les résultats obtenus, nous suggérons quelques recommandations et perspectives : La présente étude pourrait conduire au développement de nouvelles molécules antiparasitaires actives chez l'homme et l'animal ; - Il est important d'effectuer des recherches ethnobotaniques dans toutes les wilayas afin de constituer une base de données exhaustive sur les plantes médicinales de notre pays ; - Il est essentiel de garantir la commercialisation, la préservation et l’exploitation rationnelle des plantes médicinales, ainsi que de préserver leurs habitats ; - Afin de protéger les plantes médicinales menacées d'extinction, la lutte contre le surpâturage peut être renforcée en appliquant la technique du non-labour dans les zones pastorales et en encourageant les pépinières gouvernementales spécialisées à produire ces plantes et à les distribuer aux associations de protection de l'environnement pour les cultiver ; - Il faudrait mettre en valeur ce savoir oral de la population de Laghouat, car il fait partie du patrimoine culturel algérien. Dans la présente étude, nous avons examiné l’évaluation de l’efficacité acaricide de l’huile de goudron végétal et des huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies), d’Eucalyptus camaldulensis Dehn (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii de Noé (feuilles), d’Artemisia herba alba Asso (feuilles) et de Juniperus phoenicea L. (feuilles), provenant de la région de Laghouat, par contact direct contre les tiques Rhipicephalus sanguineus s.l. in vitro. Les concentrations létales 50, obtenues par l’huile de goudron végétal et par les huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies), d’Eucalyptus camaldulensis Dehn (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii de Noé (feuilles), d’Artemisia herba alba Asso (feuilles) et de Juniperus phoenicea L. (feuilles), sont estimées respectivement à 9,14 mg/ml, 9,42 mg/ml, 9,79 mg/ml, 14,12 mg/ml, 14,79 mg/ml, 15,17 mg/ml, 17,34 mg/ml après 24 heures d’exposition. Quant aux concentrations létales 90 de ces huiles après 24 heures, elles sont de l’ordre de 35,48 mg/ml pour l’huile de goudron végétal, de 36,9 mg/ml pour l’huile de Juniperus phoenicea L. (baies), de 48,19 mg/ml pour Eucalyptus camaldulensis Dehn (feuilles), de 71,78 mg/ml pour Salvia jordanii (feuilles), de 44,36 mg/ml pour l’huile de Thymus guyonii de Noé (feuilles), de 96,38 mg/ml pour l’huile d’Artemisia herba alba Asso (feuilles) et de 234,42 mg/ml pour l’huile de Juniperus phoenicea L. (feuilles). Les mâles sont plus sensibles que les femelles à ces huiles. Les résultats obtenus ont indiqué que toutes les huiles testées présentaient un effet acaricide. Cet effet se manifeste par des taux de mortalité des tiques qui augmentent avec l'augmentation des concentrations et qui sont également liés au temps d'exposition. De manière générale, la majorité des composants principaux des huiles essentielles utilisées dans notre étude (Camphor, Eucalyptol (1,8-cinéole), 𝛼-Phellandrene, 𝛽- Phellandrène, p-Cymène, 𝛼-Pinène, 𝛼- Terpinéol, 𝛾-Terpinène, Carvacrol et Thymol) ont été reconnus comme des agents acaricides majeurs à l'échelle mondiale. Ainsi, l’efficacité acaricide de l’huile de Goudron (Gatrane) est due à la présence d'éléments principaux comme le Benzène, le Phénol, le Naphtalène, le Cédrène, le Carosol, le Ferruginol et l’Eugano. Il ressort de nos résultats que ces huiles extraites des plantes médicinales aromatiques et leurs composants principaux pourraient fournir une véritable alternative respectueuse de l'environnement aux produits acaricides chimiques actuels, notamment contre les tiques femelles résistantes. A travers ces expériences, nous pouvons conclure que l’huile essentielle des baies de J. phoenicea L., qui présente une excellente toxicité et un rendement très élevé, se trouve en grande abondance dans tout le pays et doit être exploitée en tant que biopesticide. Les conclusions issues de cette recherche ouvrent de nombreuses perspectives, que l'on résume dans ce qui suit : - Il est nécessaire de tester ces huiles sur le terrain afin de déterminer leur efficacité dans des conditions réelles et leurs éventuels effets secondaires sur l'hôte et les organismes non ciblés ; - L’évaluation de l’efficacité des autres plantes médicinales contre les tiques ; - L’évaluation de l’efficacité de ces huiles contre d’autres ectoparasites comme les poux ; - Il est important de tester l’huile de goudron in vitro et in vivo contre d’autres parasites ; - Jusqu'à présent, de nombreuses espèces n'ont pas été étudiées. Les scientifiques sont invités à analyser leurs activités biologiques. - Approfondir l'analyse d'efficacité thérapeutique des plantes médicinales et déterminer de nouvelles substances bioactives naturelles pour traiter les maladies parasitaires, ces substances naturelles peuvent être un alternatif des médicaments synthétiques. en_EN
dc.description.abstract Contexte : depuis les temps anciens, les habitants de la wilaya de Laghouat ont traité leurs maladies et celles de leurs animaux en utilisant des traitements à base de plantes médicinales. Les études ethnobotaniques dans notre région portant sur l’usage traditionnel des plantes médicinales contre les parasites sont également très rares. Objectif : cette étude ethnobotanique a été menée du 1er avril 2021 jusqu’au 30 juillet 2023 dans la wilaya de Laghouat (sud algérien), dans le but d'inventorier et de recenser les plantes médicinales à usage antiparasitaire. Face au développement de résistances parasitaires aux traitements médicaux, les données recueillies lors de cette enquête ont permis d'évaluer l'activité acaricide des huiles essentielles issues de plantes médicinales locales. Matériel et méthodes : Cette étude ethnobotanique, réalisée du 1er avril 2021 au 30 juillet 2023 dans la région de Laghouat (Sud-est de l’Algérie), a porté sur 500 informateurs (240 citoyens, 120 éleveurs, 97 herboristes, 43 tradipraticiens) lors d'entretiens semi-structurés. Toutes les données collectées ont été analysées à l'aide de cinq indices ethnobotaniques : la valeur d’importance familiale (FIV), la fréquence relative de citation (RFC), le niveau de fidélité (FL), le facteur de consensus des informateurs (ICF) et la valeur d'utilisation d’une partie de la plante (PPV). De plus, le pouvoir acaricide de sept huiles essentielles de plantes médicinales locales a été testé sur Rhipicephalus sanguineus s.l. par une méthode de contact direct face à une résistance croissante des parasites aux traitements classiques. Résultats : L’analyse de l’enquête a permis de recenser 91 espèces médicinales réparties en 79 genres et 37 familles, avec une prédominance notable de trois familles : Lamiaceae avec 14 espèces, Apiaceae (13 espèces) et Asteraceae (7 espèces). Les espèces les plus utilisées dans notre région sont : Artemisia herba-alba Asso (RFC = 1), Allium sativum L. (RFC = 0,708), Nicotiana tabacum L. (RFC = 0,34), Artemisia campestris L. (RFC = 0,286). La feuille était la partie de la plante la plus fréquemment utilisée (PPV = 0,531) pour préparer des remèdes traditionnels sous forme d’infusion (46,2 %). Ces remèdes sont prescrits par voie orale (60,6%) pour traiter les affections ou parasites du tube digestif et ses annexes (ICF = 0,940). Le rendement d’extraction des huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies), d’Eucalyptus camaldulensis Dehnh. (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii de Noé (feuilles), d’Artemisia herba-alba Asso (feuilles), de Juniperus phoenicea L. (feuilles) sont de 2,94 %, 1,13 %, 1,58 %, 1,85 %, 1,27 %, 0,57 %, respectivement. Les concentrations létales 50 (DL50) obtenues à partir de l’huile de goudron végétal et des huiles essentielles de Juniperus phoenicea L. (baies), d’Eucalyptus camaldulensis Dehnh. (feuilles), de Salvia jordanii (feuilles), de Thymus guyonii de Noé (feuilles), d’Artemisia herba-alba Asso (feuilles), de Juniperus phoenicea L. (feuilles) sont estimées respectivement à 9,14 mg/ml, 9,42 mg/ml, 9,79 mg/ml, 14,12 mg/ml, 14,79 mg/ml, 15,17 mg/ml, 17,34 mg/ml, après 24 heures d’exposition. De manière générale, la majorité des composants principaux des huiles essentielles utilisées dans notre étude (Camphre, Eucalyptol (1,8-cinéole), 𝛼-Phellandrène, 𝛽-Phellandrène, p- Cymène, 𝛼-Pinène, 𝛼-Terpéneol, 𝛾-Terpinène, Carvacrol et le Thymol) ont été reconnus comme des agents acaricides majeurs à l'échelle mondiale. De plus, l’efficacité acaricide de l’huile de Goudron (Gatrane) est due à la présence d'éléments principaux comme le Benzène, le Phénol, le Naphtalène, le Cédne, le Carosol, le Ferruginol et l’Euganol. Conclusion : L’analyse des informations recueillies lors de l’enquête ethnobotanique a permis de transformer le savoir-faire populaire oral de la région de Laghouat en connaissances scientifiques écrites. La préservation et la documentation de ces informations indigènes sont indispensables pour assurer la continuité et la transmission de la médecine traditionnelle d’une génération à l’autre. Nos résultats, portant sur l’évaluation de l’effet acaricide des huiles des plantes médicinales locales et de leurs composants principaux, pourraient offrir une alternative respectueuse de l'environnement aux produits acaricides chimiques actuels, notamment contre les tiques femelles résistantes. en_EN
dc.language.iso fr en_EN
dc.publisher Université Ziane Achour – Djelfa – Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie en_EN
dc.subject Enquête ethnobotanique, Laghouat, plantes médicinales, antiparasitaire, huiles essentielles, huile de goudron végétale, effet acaricide en_EN
dc.title Les plantes médicinales à usage antiparasitaire chez l’humain et l’animal dans la région de Laghouat (Sud de l’Algérie) : connaissances et valorisation en_EN
dc.title.alternative Parasitologie et interaction négative en_EN
dc.type Thesis en_EN


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