الخلاصة:
Il est aujourd’hui évident que les espaces naturels et ruraux connaissent une régression
progressive sous l’effet d’une urbanisation accélérée et souvent peu maîtrisée. Cette
dynamique spatiale se traduit par une extension du bâti, généralement marquée par un
déficit d’organisation et une insuffisance dans l’application des instruments
d’aménagement du territoire. Ce phénomène, observé à différentes échelles, soulève
d’importants enjeux environnementaux, fonciers et socio-économiques, ce qui a conduit
plusieurs recherches à s’y intéresser afin de mieux comprendre ses mécanismes et ses
impacts.
Dans le cadre de ce mémoire, l’objectif est d’analyser l’évolution spatio-temporelle de
l’expansion urbaine au niveau des zones rurales périphériques de la ville de Djelfa, en
mettant en évidence les transformations des usages du sol ainsi que l’avancée du tissu bâti
sur les espaces agricoles et naturels durant la période allant de 2005 à 2025. Cette étude
repose sur l’exploitation des techniques de télédétection et des outils des systèmes
d’information géographique (SIG), à travers l’analyse d’images satellitaires et de données
géographiques. Ainsi, les approches géomatiques constituent aujourd’hui des outils
incontournables pour le suivi, l’évaluation et la gestion des mutations spatiales, permettant
une meilleure compréhension des dynamiques territoriales et un appui efficace à la
planification urbaine durable.
الوصف:
traite la problématique de l'évaluation de l’impact de
l'évolution du milieu urbain sur la zone rural périphériqe de la ville, cette thématique couvre
plusieurs facettes d'étude, pour cela, l'objectif de ce travail s'est consacré à un volet important
de cette problématique, consistant à utiliser les techniques des SIG et de la télédétection pour
quantifier et qualifier les caractéristiques spatiotemporelles du milieu urbain, par l'usage
d'images satellites prises à des dates distinctes, avec des résolutions différentes et qui restent
significatives. Le cadre dans lequel s’est inscrit le travail devrait permettre d’aboutir à la mise
en œuvre d’un système améliorant d'une façon générale les caractéristiques spécifiques à la
gestion de l'urbain et la préservation du rural, en déployant les principes contemporains
permettant aux décideurs des prises de décision cohérentes et efficaces.
Les problèmes de l'envahissement du milieu urbain aux préjudices du rural sont des
problèmes d'actualité, et l'ont toujours été, depuis que la notion de ville a été conférée à
l'homme. Ces problèmes ont pris de l'ampleur au point de constituer un réel danger dans
certains cas, dont les retombées nuisent grandement au cycle de vie des populations. La
gestion de l'occupation de sol est un fait inséparable de l'aménagement du territoire, de la
gestion économique et sociale, de l'écologie, etc..,
Les techniques mises au point se référant à des systèmes basés sur des études théoriques et
empiriques à la fois, et utilisent des moyens de plus en plus performants combinant
l'informatique aux techniques de géomantique dédiées à la manipulation de l'information
géographique. L'application établie permet une vision générale sur les évolutions des parties
urbaines du sol; elle démontre une célérité relative dans les changements (qui paraissent
logiques, vues les tendances mondiales de l'urbanisation massive). Ces changements ont pu
être quantifiés et qualifier moyennant des méthodes basées sur la télédétection et les SIG. Ces
méthodes requièrent évidemment des couvertures satellitaires prises à des dates différentes,
assez espacées pour exprimer des résultats fiables. Les réponses immédiates aux
interrogations et les éditions sous les formes diverses (cartes, graphes, tableaux..) sont d'une
grande utilité pour les usagers et les décideurs des services concernés.
En résumé, l’étude met en évidence une consommation foncière nette au profit du rural,
principalement au détriment de la végétation et des sols nus. Cette dynamique traduit une
pression d’extension spatiale marquée et une recomposition profonde des usages du sol à l’échelle du périmètre étudié. La problématique centrale s'est concentrée sur l’impact d’une
croissance démographique rapide et d’une urbanisation souvent non planifiée sur les
ressources foncières et environnementales fragiles de cette région steppique L’objectif
principal, qui consistait à cartographier et quantifier ces transformations et leur impact sur
l’espace rural à l’aide des techniques de télédétection et des SIG, a été pleinement atteint.
Les résultats finaux confirment les hypothèses de recherche initiales : l’expansion urbaine
s’est opérée de manière désordonnée et discontinue, marquée par un étalement horizontal au
détriment des espaces naturels. L’analyse diachronique révèle une augmentation massive des
zones bâties, avec un gain net de 1135,71 hectares, tandis que la végétation a subi une
régression alarmante de 1281,69 hectares. Les outils géospatiaux ont prouvé leur efficacité en
démontrant que l'urbanisation a principalement consommé les sols nus (34,12 %) et la
végétation (21,06 %), confirmant une pression constante sur les marges rurales. Cette
dynamique valide l'hypothèse selon laquelle le suivi spatial précis est indispensable pour
pallier l'insuffisance des instruments de planification actuels, comme le PDAU, qui peinent à
contenir l’urbanisation informelle.
Au regard de ces conclusions, plusieurs recommandations s'imposent pour une meilleure
gestion territoriale. Il est impératif de renforcer la gouvernance foncière en intégrant
systématiquement les SIG et un cadastre modernisé dans l'élaboration des futurs documents
d'urbanisme pour un suivi en temps réel. Les autorités locales doivent privilégier la
densification urbaine et la restructuration des tissus existants afin de limiter la
consommation excessive de terres agricoles et pastorales. De plus, la mise en place de
périmètres de protection stricts autour des zones à forte vulnérabilité environnementale est
essentielle pour préserver la biodiversité et lutter contre la fragmentation des paysages. Enfin,
une coordination accrue entre les services techniques et administratifs est nécessaire pour
aligner la réalité du terrain avec les objectifs de développement durable.
Nous concluons ce mémoire en mettant l’accent sur le fait que les techniques de SIG se sont mposées à tous les niveaux, comme des outils qui facilitent l’analyse de l’espace et la
manipulation des données, jusque-là difficile à réaliser par les moyens classiques.
Par ailleurs, le temps imparti pour la réalisation du mémoire ne nous a pas permis
d’approfondir certains volets (tels que les juridiques et administratifs) pouvant intervenir dans l'accomplissement exhaustif de l'étude