Abstract:
Cette étude a été réalisée afin d’évaluer l’effet du stress hydrique sur la croissance et
certaines réponses physiologiques et biochimiques de Lygeum spartum. Les plantules ont été
soumises à quatre niveaux d’irrigation (100 %, 75 %, 50 % et 25 % de la capacité en eau du
sol). Les résultats ont montré que le déficit hydrique sévère (25 %) provoque une diminution
significative du poids frais, du poids sec et de la teneur en eau. En revanche, les traitements
modérés (50 % et 75 %) n’ont pas affecté significativement ces paramètres par rapport au
témoin. Les mesures de perméabilité membranaire ont révélé une bonne intégrité des
membranes cellulaires, caractérisée par l’absence de fuite ionique avant traitement thermique.
Par ailleurs, le stress hydrique a induit une augmentation importante de la teneur en sucres
solubles totaux, particulièrement sous les niveaux de stress les plus élevés. Cette accumulation
constitue un mécanisme d’ajustement osmotique permettant le maintien de l’équilibre hydrique
cellulaire. L’ensemble des résultats met en évidence la capacité de Lygeum spartum à tolérer
les conditions de déficit hydrique grâce à des mécanismes physiologiques et biochimiques
d’adaptation
Description:
Les résultats obtenus au cours de cette étude montrent que le stress hydrique influence
significativement plusieurs paramètres physiologiques et biochimiques chez le sparte (Lygeum
spartum). La réduction de l’alimentation en eau a entraîné une diminution progressive du poids
frais, du poids sec et de la teneur en eau, particulièrement sous le traitement le plus sévère (25
%). Toutefois, les niveaux modérés de stress n’ont pas provoqué de perturbations importantes
de la croissance, ce qui traduit une certaine capacité de résistance de l’espèce. L’intégrité
membranaire observée avant le traitement thermique indique que les cellules ont conservé leur
stabilité malgré les contraintes hydriques. Par ailleurs, l’augmentation significative des sucres
solubles totaux sous stress témoigne de l’activation de mécanismes d’ajustement osmotique
permettant de maintenir la turgescence cellulaire et de limiter les effets de la déshydratation.
Ces réponses physiologiques contribuent à la survie de la plante dans les environnements arides
et semi-arides. Ainsi, le sparte (Lygeum spartum) apparaît comme une espèce bien adaptée aux
conditions de déficit hydrique. Cette aptitude constitue un atout écologique important pour la
stabilisation des sols et la lutte contre la désertification. Les résultats obtenus confirment donc
le potentiel de cette espèce dans les programmes de réhabilitation des zones dégradées. Des
études complémentaires portant sur d’autres marqueurs physiologiques et moléculaires,
notamment la proline et les systèmes antioxydants, permettraient d’approfondir la
compréhension des mécanismes de tolérance développés par cette espèce face à la sécheresse.