Abstract:
L’huile d’olive est reconnue pour ses nombreuses propriétés biologiques, notamment son activité
antimicrobienne attribuée à sa richesse en composés phénoliques. Dans ce contexte, la présente étude a porté sur
l’évaluation comparative de l’activité antibactérienne de l’huile d’olive vierge et extra vierge issue de la wilaya
de Djelfa, chauffée et non chauffée, vis-à-vis de six bactéries pathogènes: (Escherichia coli, Proteus mirabilis,
Klebsiella oxytoca, Staphylococcus aureus, Enterobacter sakazakii et Pseudomonas aeruginosa) L’activité
antibactérienne a été évaluée par la méthode de diffusion sur gélose Les résultats obtenus ont montré des
diamètres d’inhibition compris entre 7 et 11 mm, traduisant une activité antibactérienne faible à modérée. Le
diamètre d’inhibition le plus élevé a été enregistré chez Enterobacter sakazakii avec l’huile vierge chauffée (11
mm) tandis que Staphylococcus aureus a présenté la plus faible sensibilité. De manière générale les huiles
chauffées ont montré une activité comparable ou légèrement supérieure à celle des huiles non chauffées
suggérant un effet limité du traitement thermique sur l’activité antibactérienne. Toutefois, ces résultats doivent
être interprétés avec prudence en raison de l’absence de répétitions expérimentales et des conditions de
chauffage appliquées.
Description:
La présente étude a permis d’évaluer l’activité antimicrobienne de l’huile d’olive vierge et
de l’huile d’olive extra-vierge, à l’état chauffé et non chauffé, vis-à-vis de six souches
bactériennes d’intérêt clinique.
Les résultats obtenus ont montré que l’ensemble des huiles testées possède une activité
antibactérienne mesurable contre les micro-organismes étudiés.
Les diamètres des zones d’inhibition observés varient entre 7 et 11 mm, traduisant une
activité antimicrobienne faible à modérée selon la souche bactérienne et le type d’huile
utilisé. Parmi les bactéries testées, Enterobacter sakazakii a présenté la plus grande sensibilité
avec un diamètre maximal de 11 mm obtenu avec l’huile vierge chauffée.
À l’inverse, Staphylococcus aureus a montré la plus faible sensibilité avec des diamètres
d’inhibition compris entre 7 et 8,5 mm.
L’un des principaux résultats de cette étude concerne l’effet du traitement thermique appliqué
à 95 °C pendant 40 minutes notamment vis-à-vis d’Enterobacter sakazakii, de Klebsiella
oxytoca et de Pseudomonas aeruginosa. Contrairement à l’hypothèse d’une dégradation
importante des composés actifs, les huiles chauffées ont généralement conservé leur activité
antimicrobienne et ont même présenté, dans plusieurs cas, des diamètres d’inhibition
supérieurs à ceux observés pour les huiles non chauffées.
Des études complémentaires intégrant la détermination des concentrations minimales
inhibitrices (CMI), l’utilisation de témoins antibiotiques de référence et la caractérisation
chimique détaillée des huiles seraient nécessaires afin de confirmer et d’approfondir les
résultats obtenus.