Abstract:
L’organisation des arrêts de bus pour le transport collectif constitue un élément
essentiel de l’amélioration de la mobilité urbaine. Elle facilite les déplacements,
réduit la congestion routière et garantit un service régulier et confortable aux
usagers. Elle renforce également l’attractivité du transport public, contribue à la
protection de l’environnement et soutient le développement urbain durable grâce à
des arrêts étudiés et bien équipés répondant aux besoins des citoyens
Description:
À l’issue de l’analyse du transport urbain entre le centre-ville de Djelfa et le
quartier El Bassatine, et à la lumière des différentes données de terrain et cartes
explicatives, il apparaît clairement que le transport collectif n’est pas seulement un
simple moyen de déplacement quotidien, mais constitue un élément central de la
planification urbaine durable et un outil stratégique pour organiser l’espace urbain
et assurer l’équilibre entre ses différentes fonctions. L’étude a révélé plusieurs
insuffisances caractérisant le réseau actuel, notamment la faiblesse de l’organisation
des arrêts, le manque d’équipements, l’absence de normes modernes facilitant la
mobilité de toutes les catégories sociales, ainsi que l’irrégularité de la qualité du
service et son incapacité à suivre l’expansion urbaine de la ville.
À partir de ces constats, ce mémoire a cherché à proposer des solutions
concrètes basées sur une méthodologie scientifique et une approche de terrain. Ces
solutions consistent principalement en la réorganisation et la redistribution des
arrêts le long de la ligne étudiée selon des critères fonctionnels et urbains précis,
leur renforcement par des équipements modernes (abris aménagés, panneaux
numériques d’information, système de paiement électronique, signalisation claire),
tout en accordant une importance particulière au principe d’accessibilité pour les
personnes à besoins spécifiques. L’étude a également insisté sur l’intégration de la
dimension environnementale dans la planification, à travers la réduction des
émissions et la diminution de la pression routière en encourageant le transport
collectif comme alternative au transport individuel.
Ainsi, cette vision ne se limite pas à l’amélioration des conditions de
déplacement, mais vise aussi à instaurer une nouvelle culture urbaine, faisant du
transport collectif un pilier essentiel de la vie quotidienne des citoyens. Elle permet
d’assurer la justice sociale en offrant un service accessible, sûr et de qualité à toutes
les catégories, de créer une dynamique économique grâce à la facilitation de l’accès
aux espaces commerciaux, administratifs et de services, et d’améliorer l’image de la
ville en lui conférant une dimension moderne conforme aux objectifs du
développement durable.
La réussite d’un tel projet dépend de la synergie entre les différents acteurs :
les autorités locales, responsables de la planification et du financement ; les
entreprises de transport, chargées de l’exploitation et de la maintenance ; ainsi que
la société civile, appelée à jouer un rôle actif dans la promotion de la culture du
respect des espaces et des équipements publics. Sans aucun doute, la concrétisation
de ce plan sur le terrain permettra de réaliser une véritable mutation dans le domaine du transport urbain à Djelfa, et de constituer un modèle reproductible dans
d’autres quartiers et communes.