DEPOT INSTITUTIONNEL UNIV DJELFA

Etude de l’impact des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la régénération naturelle de Juniperus phoenicea L., 1753, dans le semi-aride (Djelfa ; Algérie)

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dc.contributor.author BENABDERRAHMANE, Ahlame
dc.date.accessioned 2026-04-20T08:57:19Z
dc.date.available 2026-04-20T08:57:19Z
dc.date.issued 2026-01-27
dc.identifier.uri http://dspace.univ-djelfa.dz:8080/xmlui/handle/112/8188
dc.description Sous un bioclimat semi-aride, les peuplements du genévrier rouge (Juniperus phoenicea L.) de l’Atlas saharien central, souvent, impacté par une activité humaine abusive, fait l’objet de la présente étude. En traitant l’impact des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la régénération naturelle du genévrier rouge, nous pouvons conclure ce qui suit : Les données recueillies sur l’état des lieux sur la régénération du genévrier rouge (densité et structure) permettent de conclure :  La régénération naturelle se caractérise par une remarquable hétérogénéité intra et inter-stationnelle. La densité moyenne de régénération des différents peuplements étudiés est de 189.25±187,3 plantules/ha, elle oscille entre 0 à 900 plantules/ha ;  Les résultats reflètent la grande plasticité écologique de Juniperus phoenicea dans la région d’étude (l’Atlas saharien central), qui persiste malgré les perturbations humaines dans toutes les stations étudiées, accentuée par l'effet du stress abiotique. Il garde toujours, au moins partiellement, sa niche écologique de régénération ;  Les populations étudiées de Juniperus phoenicea se trouvent dans trois "types écologiques" contrastés ; Les populations en extension, les populations auto- suffisantes et les populations en déclin. Le premier type comprend des populations relativement jeunes, caractérisées par une densité de régénération élevée et un indice de régénération de 2,2 à 3,8 juvéniles/adulte, dans lesquelles on assiste au dépérissement du pin d’Alep qui cède la place au genévrier rouge. Le second type englobe les populations matures avec un ratio (juvénile / adulte) équilibrés au voisinage de 1. Ces juniperaies stables avec une régénération naturelle auto-suffisante occupent les bas versants sur un sol calcaire. A la fin, les vieilles populations en déclin dont indice de régénération ne dépasse guère 0,5 juvénile / adulte, leur persistance est grâce principalement à sa durée de vie relativement longue, donc le déclin de la population n'est pas immédiatement apparent, ces peuplements sans ressources, sont soumis à des contraintes d’ordre physique (affleurement, sol gréseux), climatique (exposition sud) et d’autres facteurs biotiques (résilience et compétition).  L’Analyse des données démographiques par tables de mortalité du genévrier rouge a montré que le renouvellement naturel pouvait être maintenu et que la taille de la population reste à un certain moment à l’avenir.  Les courbes de survie ont permis de conclure que la structure d’âge des peuplements de Juniperus phoenicea avait tendance à être les 03 formes du courbe de survie de Deevey I, II et III selon la dynamique de la formation végétale considérée et les conditions environnantes (exogènes et endogènes).  Le genévrier rouge peut se développer aussi bien en plein lumière qu'à l'ombre, et la facilitation n'est pas le mécanisme principal de sa régénération. Les régénérations sont abondantes sous l’abri de leurs arbres géniteurs dans la quasi totalité des stations étudiées, favorisées par les microsites pédologiques engendrés sous les ligneuses. Les conditions orographiques montrent un effet prononcé, entre autres, sur la régénération du genévrier rouge, de telle sorte que:  Dans la tranche altitudinale 950-1550 m, l’altitude ne semble pas avoir d'impact significatif sur la régénération de Juniperus phoenicea.  Le versant nord, plus frais et plus humide, est plus favorable à la régénération du genévrier rouge que le versant sud (chaud et sec).  Les peuplements sur un sol calcaire avec une texture équilibrée et un bon bilan hydrique se régénèrent mieux (238.7± 216.9 plantules/ ha) que ceux installés sur un sol gréseux et marno-calcaire (113.3 ± 79,5 plantules/ ha et 90,6 ± 49,9 plantules/ ha).  La densité de régénération croit progressivement avec la baisse de la position topographique. La densité moyenne maximale de régénération de Juniperus phoenicea est observée dans les bas versants dans lesquels, le sol est profond et bien alimenté en apport d’eau de ruissellement.  La meilleure densité de régénération est observée chez les peuplements reposants sur l’unité géologique mp (Miocène supérieur et Pliocène) (p˂0.000061) riche en éléments de forte rétention d’eau. Les changements globaux apparaissent comme un obstacle aux habitats potentiellement favorables au genévrier rouge, ce qui forcera ses populations à utiliser les bas versants et l’ubac du Djebel comme refuges climatiques dans lesquelles elles bénéficient d’un apport d’eau de ruissellement et de sol équilibré, profond et de bon bilan hydrique. L’analyse des relations entre la régénération naturelle du genévrier rouge et les paramètres dendrométriques, montrent que :  la régénération du genévrier rouge est diminuée avec l'ampleur des attributs du peuplement, notamment la densité des peuplements, la hauteur dominante et la surface de projection des houppiers ; elle est augmentée proportionnellement avec la hauteur totale moyenne, la surface de projection des houppiers dominante et le ratio juvénile/adulte. Ces relations réaffirment le caractère héliophile du genévrier rouge.  La densité de régénération maximale du genévrier rouge a été observée chez les peuplements où la couverture de la canopée est modérée entre 16% et 20 % et une densité de semenciers comprise entre 100 à 115 arbres/ha. Les résultats des paramètres phytoécologiques nous permettent de conclure que :  Vu la perturbation permanente des juniperaies par l’action anthropogène, aucune corrélation significative entre le recouvrement de sous-bois des Juniperaies de toutes les strates confondues et l’installation des nouveaux juvéniles du J. phoenicea.  Des effets significatifs ont été observés sur la densité de régénération du J. phoenicea, avec une influence positive du taux de recouvrement de la litière par l’amélioration des conditions de site (p < 0,05 ; r = 0.44) et une influence négative de recouvrement des affleurements de roche mère par réduction de l’espace exploitable (p < 0,05 ; r = -0.4).  La potentialité et le pouvoir de régénération naturelle du genévrier rouge, sous l’effet de l’ambiance écologique, y compris la dynamique et la structuration, indiqué par les espèces dominantes, montrent que la meilleure régénération du J. phoenicea correspond aux groupements à Pinus halepensis et à juniperaies pures. Elle s’avère être moyenne dans les groupements à Olea europea; en revanche, elle est faible dans les groupements à Quercus ilex et à Pistacia terebenthus.La pression anthropique, surtout le pacage, a un effet préjudiciable et annule la potentialité de régénération, et met J. phoenicea et la diversité de sa communauté en menace perpétuel dans des conditions précaires de survie. Les peuplements de J. phoenicea ont perdu leur pouvoir de régénération naturelle au fil du temps due à la détérioration des caractéristiques du sol forestier (pinèdes), accentues par l’activité anthropogène. Ce sol apparait un lit optimal favorable à l’installation de jeunes individus. L’étude de l’impact de la zoochorie dans la dispersion et la régénération du J. phoenicea dans l’Atlas saharien central, nous permet de conclure ce que suit :  Les frugivores étudiés participent vivement à enlever la pulpe charnue (dépulper) des graines de J. phoenicea considérée comme principale obstacle de leur germination.  Une variation dans la cinétique de la germination des graines ingérées par les frugivores se traduit par la modification du modèle de germination des graines de J.phoenicea. Certes les frugivores n’affectent pas positivement le taux de germination de J.phoenicea, mais la diversité spécifique de l’utilisateur (consommateur) de ses galbules comme source nutritionnelle, leurs modes d’exploitation et de dissémination contribuent à l’hétérogénéité des caractéristiques de germination des graines qui peuvent ainsi diversifier les habitats sur lesquels s’installent les nouvelles plantules et conquièrent de nouveaux territoires plus adéquats aux changements globaux. Donc, grâce à l’endozoochorie, le Juniperus phoenicea apparait comme une espèce ayant une mobilité spatio-temporelle en_EN
dc.description.abstract La présente étude a pour objectif la mise en évidence des facteurs prépondérants influençant la régénération naturelle de Juniperus phoenicea L. dans la zone semi-aride de la région de Djelfa située l’Atlas saharien central, situé dans (Algérie). Á partir de dix grandes stations homogènes retenues, 100 placettes d’observation temporaires, au total, de 400 m² chacune ont été prospectées selon un échantillonnage mixte (stratifié et systématique). Sur chaque placette, des variables dendrométriques ont été mesurées (hauteur totale, hauteur dominante, densité et surface cumulée des houppiers), auxquelles ont été associées des caractéristiques d’ordre stationnel (altitude, exposition, pente, lithologie), et d’autres facteurs tributaires de la structure de la végétation (première et deuxième espèce dominante, recouvrement global, recouvrement par strate, éléments de la surface du sol). L’analyse des données a mis en évidence, chez les populations de J. phoenicea, trois "types écologiques" contrastés ; Les populations en extension, les populations auto-suffisantes et les populations en déclin. Ainsi, l’Analyse des données démographiques par la table statique de survie a montré que le renouvellement naturel pouvait être maintenu et que la taille de la population reste à un certain moment à l’avenir. Le genévrier rouge peut se développer aussi bien en plein lumière qu'à l'ombre, et la facilitation n'est pas le mécanisme principal de sa régénération. Les populations de genévrier rouge utilisent les bas versants et l’ubac du Djebel comme refuges climatiques dans lesquelles elles bénéficient d’un apport hydrique. La régénération est diminuée avec l'ampleur des attributs du peuplement, notamment la densité des peuplements, la hauteur dominante et la surface de projection des houppiers ; elle est augmentée proportionnellement avec la hauteur totale moyenne, la surface de projection des houppiers dominante qui réaffirme son caractère héliophile. La densité de régénération maximale de genévrier rouge a été observée chez les peuplements où la couverture de la canopée est modérée entre 16% et 20 % et une densité de semenciers comprise entre 100 à 115 arbres/ha. L’ambiance écologique, y compris la dynamique et la structuration indiquées par les espèces dominantes, montrent que la meilleure régénération du Juniperus phoenicea correspond aux groupements à Pin d’alep et à juniperaies pures. Grâce à l’endozoochorie, le Juniperus phoenicea apparait comme une espèce ayant une mobilité spatio-temporelle pour conquérir de nouveaux territoires plus adéquats aux changements globaux. en_EN
dc.language.iso fr en_EN
dc.publisher Université Ziane Achour – Djelfa – Faculté des Sciences de la Nature et de la Vie en_EN
dc.subject Juniperus phoenicea, Régénération naturelle, Atlas saharien, Semi-aride, Djelfa en_EN
dc.title Etude de l’impact des facteurs intrinsèques et extrinsèques sur la régénération naturelle de Juniperus phoenicea L., 1753, dans le semi-aride (Djelfa ; Algérie) en_EN
dc.title.alternative Sciences agronomiques en_EN
dc.type Thesis en_EN


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