Abstract:
Cette étude a été menée dans la région de Djelfa afin d’évaluer la présence de résidus
d’antibiotiques dans les œufs de table commercialisés localement. Elle comprend deux
volets : une enquête de terrain et une analyse de laboratoire.
L’enquête a été réalisée auprès de 24 aviculteurs et de 16 vétérinaires, dans le but de
recueillir des informations sur les pratiques sanitaires, l’utilisation des traitements
médicamenteux, ainsi que le respect des délais d’attente avant la mise en vente des œufs.
Un total de 57 unités d’œufs a été prélevé dans divers points de vente de la région d’étude.
Les analyses ont été effectuées par l’Institut Pasteur d’Algérie à Alger, en utilisant la
méthode des quatre boîtes, qui repose sur l’inhibition de la croissance de deux bactéries tests
sensibles (Bacillus subtilis et Micrococcus luteus) pour détecter la présence de résidus
d’antibiotiques.
Les résultats ont révélés que plus de 35% de nos échantillons contenaient des résidus
d’antibiotiques avec une répartition par ordre d’importance qui commence par les
Macrolides et β-lactamines (28,1 %), puis les Quinolones et Sulfamides (17,5 %), puis les
Sulfamides et les Triméthoprime (8,8 %) et enfin les Tétracyclines à 5,3 %.
Ces résultats mettent en évidence une importante prévalence de présence de résidus
d’antibiotiques dans les œufs de table. Cela suggère et selon les avis de la majorité des
vétérinaires enquêtés un usage non maîtrisé des antibiotiques dans les élevages avicoles,
avec un non-respect fréquent des délais d’attente, posant ainsi un risque pour la santé
publique des consommateurs
Description:
menée au niveau de la wilaya de Djelfa, a permis de
mettre en évidence la présence significative de résidus d’antibiotiques dans les œufs de table
commercialisés localement. En combinant une enquête de terrain auprès des éleveurs et
vétérinaires à des analyses microbiologiques réalisées par l’Institut Pasteur d’Algérie, ont
permis de dresser un état des lieux préoccupant.
Les résultats ont révélé que 35,1 % des échantillons analysés contenaient des résidus
appartenant à plusieurs familles d’antibiotiques, principalement les macrolides, les β-
lactamines, les Quinolones, les sulfamides et les tétracyclines. Ces données traduisent une
utilisation fréquente, voire excessive, des médicaments vétérinaires chez les poules
pondeuses, souvent sans respect rigoureux du délai d’attente avant la collecte et la mise en
vente des œufs.
L’enquête a également mis en évidence un manque de formation, de suivi vétérinaire et de
sensibilisation chez plusieurs éleveurs, ce qui pourrait expliquer une partie des non-
conformités observées.
Face à ces constats, il est impératif de renforcer les actions de sensibilisation auprès des
éleveurs, de vulgariser les bonnes pratiques liées à l’usage des antibiotiques, et de mettre en
place des dispositifs de contrôle réguliers afin de garantir la sécurité sanitaire des produits
avicoles destinés à la consommation humaine.